Des champs québécois pris en otage par les conflits mondiaux

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La guerre au Moyen-Orient risque de bouleverser la saison des semences de plusieurs agriculteurs du Québec. L’approvisionnement en engrais est un défi pour certains producteurs qui s’attendent à voir leurs coûts de production augmenter considérablement.

Le conflit en Iran exerce une pression sur les producteurs de grains au Québec. La hausse du prix du carburant a déjà des conséquences sur les coûts de production. Le marché mondial des engrains est également bouleversé. Plus le temps avance, plus les répercussions se font sentir.

La situation dans le détroit d’Ormuz nuit aux approvisionnements, car 30 % des exportations mondiales d’engrais passent par ce secteur, selon le World Energy Council.

Certains fournisseurs de fertilisants se demandent s’ils seront en mesure de livrer les commandes reçues.

La période des semences commence dans quelques semaines. Habituellement, les producteurs doivent avoir terminé l’opération à la fin du mois de mai. Un manque de fertilisants peut compromettre certaines productions.

« Les producteurs se posent cette question [...]: “Est-ce que je vais avoir cet engrais-là dans ma cour lorsque ce sera le temps ?”, parce que la période pour le faire est limitée. Quand même bien que ces engrais-là arriveraient au milieu juin, il serait trop tard. Il faut que ce soit là à temps, dans de bonnes conditions », explique Benoit Legault, directeur général des Producteurs de grains du Québec.

Il y a donc de l’inquiétude et de l’incertitude en ce moment, d’autant plus que le prix des engrais va augmenter.

« Le prix est une chose, le prix a quand même augmenté de façon spectaculaire. Il va y avoir un impact sur les coûts de production et sur les marges, qui sont déjà très serrées », précise M. Legault.

Cette situation s’ajoute à la saison 2025, qui a été décevante pour bien des producteurs à cause de la sécheresse. Des baisses de rendement de 10 à 15 % ont d’ailleurs été enregistrées.

L’imposition de tarifs douaniers sur les engrais en provenance de la Russie, qui est un important producteur depuis la guerre en Ukraine, fait mal aux producteurs canadiens et québécois.

« On vit quand même quelque chose de particulier, parce que la source d’approvisionnement en engrais pour l’Est du Canada, dans le passé, c’était la Russie. Suite à la guerre d’Ukraine, le Canada était le seul pays du G7 à mettre des droits de douane sur les engrais russes. Ç’a complètement changé la dynamique d’importation et la dynamique de prix », a déclaré Benoit Legault en entrevue au TVA Nouvelles.

Le conflit au Moyen-Orient a donc aggravé une situation déjà délicate.

« C’est un aspect pour lequel on interpelle le gouvernement fédéral actuellement. On pense que, considérant ce qui se passe en Iran, [...] c’est un bon moment pour mettre fin à cette particularité du Canada : [celle] de ne pas se donner accès à quelque chose d’aussi important que les intrants agricoles qui servent à produire les cultures qui nourrissent les Canadiens et les Québécois », ajoute le directeur général des Producteurs de grains du Québec.

Des organisations agricoles au pays demandent à Ottawa de reconsidérer cette décision, à l’instar d’autres pays du G7.

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