L’administration Marchand, qui s’est engagée à déménager l’incinérateur de quelques centaines de mètres pour l’éloigner des résidences de Limoilou, a entrepris les premières démarches pour préciser le coût de cette mesure sommairement évaluée à 1 G$.
Le 20 octobre 2025, alors que la campagne électorale municipale tirait à sa fin, le candidat à la mairie de Québec Bruno Marchand en avait surpris plusieurs en dévoilant sa plus coûteuse promesse électorale.
Le chef de Québec Forte et Fière (QFF) s’était engagé à déménager l’incinérateur – non loin de l’actuelle usine de biométhanisation – dans un horizon de 10 à 15 ans, pour améliorer la qualité de l’air dans ce secteur de la basse ville.
Selon des projections communiquées à ce moment-là, un tel déménagement nécessiterait grossièrement 1 G$, soit un peu plus que le coût de rénovation de l’incinérateur actuel (évalué entre 600 M$ et 900 M$).
Audit externe
Pour préciser ces évaluations préliminaires, la Ville de Québec a lancé cet été un appel d’intérêt qui « vise à solliciter l’intérêt de fournisseurs spécialisés dans les systèmes de combustion de déchets municipaux, en vue d’appuyer la Ville de Québec dans une réflexion stratégique concernant l’avenir de son incinérateur », lit-on.
Interrogé par Le Journal, le cabinet du maire a soutenu que « deux firmes ont manifesté leur intérêt pour réaliser cet audit. La Ville est en communication avec elles pour préciser les détails (devis technique, prix, éléments à considérer, etc.)».
Pour des raisons commerciales et concurrentielles, les noms de ces deux compagnies spécialisées n’ont pas été rendus publics.
Pour la suite des choses, « la Ville [de Québec] procédera à l’émission de l’entente pour la réalisation de l’audit et à la publication de l’avis d’intention de contracter. Le tout sera confirmé avec un sommaire décisionnel dans les prochaines semaines », a-t-on ajouté.
Autres mesures en place
En attendant de préciser ces éléments, l’administration Marchand insiste pour dire qu’elle est déjà en train de mettre en place plusieurs mesures pour assurer la pérennité de l’incinérateur inauguré en 1974.
Dans le dernier budget 2026, les investissements pour le maintien de cet actif ont doublé et sont passés à 21,2 M$, car « on ne peut pas laisser aller nos infrastructures », selon le maire.
Aussi, la hausse imminente de la taxe sur les matières recyclables – que les commerces et les industries vont devoir absorber – vise principalement à réduire les matières à la source et à diminuer ainsi la pression sur l’incinérateur. Actuellement, 40 000 tonnes de carton sont incinérées annuellement à Québec pour un coût de 7,8 M$.
L’administration Marchand répète par ailleurs qu’elle soutient le réemploi et l’économie circulaire.
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