Cyberattaques: l’IA appelée en renfort pour «défendre» les infrastructures du gouvernement du Québec

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Québec appelle l’intelligence artificielle (IA) à la rescousse pour protéger les infrastructures du gouvernement et les données publiques contre les cyberattaques.

Hameçonnage, rançongiciels, compromission de compte ou paralysie des services en ligne aux citoyens : les attaques informatiques envers l’État prennent différentes formes et les pirates sont de plus en plus ingénieux.

Sans tambour ni trompette, le ministère de la Cybersécurité et du Numérique (MCN) vient d’embaucher une firme spécialisée en IA pour l’aider à détecter les actions malveillantes et « défendre les infrastructures gouvernementales ».

L’IA contre l’IA

Le contrat d’une valeur de 116 000 $ accordé à l’entreprise Vooban permettra notamment d’implanter l’IA, qui sera en mesure d’analyser des volumes importants de données et d’améliorer la rapidité de détection de certains signaux d’alerte, précise-t-on.

« L’IA peut s’avérer particulièrement utile pour repérer des comportements atypiques ou des activités discrètes susceptibles d’échapper à des mécanismes traditionnels de détection », plaide le ministère.

C’est que les cyberpirates ont déjà recours à cette technologie pour attaquer les institutions publiques.

• Écoutez aussi cet épisode balado tiré de l'émission de Benoit Dutrizac, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

« Des millions de cyberattaques »

Ancien sous-ministre adjoint à la Cybersécurité au gouvernement du Québec, Steve Waterhouse voit cette décision d’un bon œil. Il affirme que les ministères et les organismes font face à « des millions de cyberattaques » chaque année, qui prennent « toutes sortes » de formes.

« On ne peut pas engager 1000 personnes pour contrer 1000 types d’attaques qui peuvent arriver, c’est impensable », insiste-t-il. C’est pour cette raison que le recours à des moyens automatisés comme l’IA est souhaitable.

« Mais est-ce que c’est parfait et ça va garantir qu’il n’y aura jamais de pénétration du système ? La réponse est non. Le risque zéro n’existe pas. Donc c’est un outil de plus dans les façons de faire que le MCN met de l’avant pour protéger l’État québécois. »

Il faudra toujours de l’humain

Le spécialiste de la cybersécurité ajoute que les humains qui veillent au grain actuellement au sein de l’État québécois ne doivent pas baisser la garde pour autant, car l’IA est encore en « phase exploratoire » et il faudra contre-vérifier sa besogne.

L’approche doit aussi être concertée dans tout l’appareil public. Il ne faudrait pas que les ministères, les organismes et les sociétés d’État travaillent seuls chacun de leur côté.

Il prend l’exemple de la mission vers la Lune Artemis II. Même s’il y a toutes sortes de programmes automatisés dans la fusée, « il y a toujours un élément humain qui fait la vérification si les paramètres programmés en amont font toujours la job ».

Même chose avec l’automobile autonome, une technologie qui commence à être déployée aux États-Unis, notamment, avec des taxis sans conducteur.

Ou avec le pilote automatique des avions. « Autant la technologie existe depuis plusieurs années qu’un avion peut atterrir de façon complètement automatisée, il n’en demeure pas moins que les pilotes prennent le contrôle manuel et ils sont capables de faire atterrir l’avion chaque fois », renchérit Steve Waterhouse.

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