De nombreux cours d’eau sont sous surveillance au Québec alors que les crues printanières à venir dans les prochaines semaines inquiètent et pourraient causer des inondations.
« Pour le sud du Québec, là où la neige a disparu, les crues sont moins à craindre. Par contre, il y a plusieurs secteurs à surveiller, a prévenu Philippe Gachon, spécialiste des risques hydrométéorologiques à l’UQAM. Les risques sont quand même assez élevés cette année pour certains secteurs d’avoir des débordements et des débits importants. »
En date de mardi soir, cinq plans d’eau surveillés par le ministère de la Sécurité publique (MSP) étaient considérés en « inondation mineure », tandis que 17 autres étaient sous surveillance.
« Les secteurs où on va connaître les plus hautes hausses de niveau des rivières, c’est principalement l’Outaouais, les Laurentides, Lanaudière et la région de la Capitale-Nationale. C’est là qu’il reste le plus de neige et que les systèmes apportent les plus grandes quantités de précipitations », a indiqué Maude-Émilie Lapointe, porte-parole au MSP, ajoutant que le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et le Nord-du-Québec sont aussi à surveiller.
Fonte des neiges
Les prochaines semaines s’annoncent cruciales pour l’évolution des crues printanières alors que la fonte du manteau blanc qui couvre certaines régions, à cause du temps chaud et de la pluie, pourrait faire hausser les niveaux de l’eau.
« Avec beaucoup de neige au sol, une fonte rapide avec des températures positives qui durent toute la journée et même la nuit et des précipitations intenses, ça pourrait effectivement faire déborder certaines rivières dans certains secteurs », a résumé M. Gachon, qui est aussi directeur général du Réseau Inondations InterSectoriel du Québec.
Comme nous avons connu un mois de mars particulièrement froid, plusieurs endroits ont encore de bonnes accumulations de neige ou même de glace, d’autant plus qu’il y a des endroits qui ont reçu plus de flocons que la normale hivernale.
« On va atteindre des seuils d’inondations mineures et parfois modérées sur un certain nombre de rivières dans les régions où la neige est encore présente », a reconnu de son côté Mme Lapointe, qui se veut toutefois rassurante, précisant que les facteurs n’étaient pas du tout réunis pour qu’on assiste à des crues majeures semblables à celles qui ont frappé la province en 2017 et en 2019.
Beaucoup de pluie ?
Environnement Canada prévoit de la pluie presque tous les jours cette semaine, sauf samedi. Les riverains devront donc se montrer à l’affût.
« On est dans un contexte printanier où le froid est encore présent au Nord et la chaleur déjà installée au Sud, ce qui augmente la probabilité d’avoir des systèmes particulièrement intenses en termes de précipitations », a estimé Philippe Gachon.
Selon lui, la rivière Outaouais sera « particulièrement sous surveillance », puisqu’elle risque de connaître des apports d’eau « extrêmement importants ».
« Il y a des ouvrages de retenue, des barrages, qui permettent d’influencer le niveau. [...] Il y a des manœuvres qui peuvent être faites », a rappelé Maude-Émilie Lapointe.
.png)
1 week ago
9

















Bengali (BD) ·
English (US) ·