Crise du logement : les restrictions pour la location de courte durée freinent la hausse des loyers

1 week ago 3

Réglementer la location de courte durée — comme Airbnb — favoriserait l’abordabilité des logements, conclut une équipe de l’université McGill, qui a étudié 309 quartiers canadiens pendant six ans. En un an, les restrictions ont permis aux locataires du pays d’économiser 192,4 millions de dollars par mois.

• À lire aussi : « Il me reste deux jours pour quitter les lieux » : des locataires dans le besoin du Vieux-Longueuil crient à l’injustice

• À lire aussi : Voici pourquoi construire plus ne règlera pas la crise du logement

« Nous avons prouvé hors de tout doute que la réglementation de la location de courte durée d’une résidence principale exerçait une pression à la baisse sur les loyers », affirme le chercheur principal et professeur à l’école d’urbanisme de McGill, David Wachsmuth. 

David Wachsmuth, chercheur et professeur à l’école d’urbanisme de McGill.

Photo courtoisie / McGill 

David Wachsmuth, chercheur et professeur à l’école d’urbanisme de McGill.

L’encadrement municipal permettrait du même coup de freiner la flambée du coût de la vie, selon les résultats de l’étude publiés mercredi. 

Une solution simple pour de grandes économies

Pendant six ans, l’équipe de recherche pilotée par le professeur Wachsmuth a scruté la fluctuation des loyers dans 309 quartiers à travers le Canada. 

Résultat : les locataires des quartiers où la location de courte durée est réglementée paient, en moyenne, 55 $ de moins par mois pour leur appartement que ceux qui habitent dans les zones sans restriction. 

En 2023, ces réglementations ont permis aux locataires canadiens d’économiser 192,4 millions $ par mois en loyers. 

Photo Pierre-Paul Poulin / Le Journal de Montréal 

L’étude démontre par ailleurs que les municipalités voisines qui n’imposent pas de restrictions en profitent, elles aussi. 

« Montréal applique des règles strictes, mais à Laval et à Longueuil, les loyers ont également baissé, car le marché immobilier est une réalité régionale », illustre David Wachsmuth. 

• À lire aussi : Hausse de nombre de courtiers immobiliers au Québec : appât du gain ou réel appel de la profession ?

L’explosion du prix des logements est multifactorielle, dit-il, mais cette solution simple reste un outil efficace pour contenir la hausse. 

Un effet qui s’amplifie

Les loyers des quartiers réglementés ont bien sûr augmenté en six ans, précise le professeur. Ils demeurent néanmoins plus abordables que ce qu’ils auraient été en l’absence d’encadrement municipal. 

Et cet effet s’est amplifié à travers les années. 

« Un an après l’imposition de règles strictes, les loyers étaient moins élevés par rapport à ce qu’ils auraient été autrement. Et deux ans plus tard, ils étaient encore moins élevés », explique-t-il. 

Les données de l’étude portent sur une période de six ans, de 2017 à 2022. Ils rendent compte, donc, du repli et de la reprise du marché locatif causés par la pandémie de COVID-19.

*** Disclaimer: This Article is auto-aggregated by a Rss Api Program and has not been created or edited by Bdtype.

(Note: This is an unedited and auto-generated story from Syndicated News Rss Api. News.bdtype.com Staff may not have modified or edited the content body.

Please visit the Source Website that deserves the credit and responsibility for creating this content.)

Watch Live | Source Article