FLUSHING, New York | Des influenceurs qui interrompent un match pour prendre des photos, une compagnie de paris comme commanditaire et des joueurs épuisés. Il y a eu de belles histoires, à cet US Open, mais comme souvent lors du dernier tournoi du Grand Chelem de la saison, des moments moins glorieux ont fait jaser.
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Les gens qui ne connaissent pas l’étiquette du tennis
L’histoire s’est frayé un chemin jusque dans les grands médias américains. L’US Open a accordé 100 accréditations à des influenceurs, pour le tournoi. Le but est, bien sûr, de promouvoir l’événement. Mais ça ne s’est pas toujours bien passé.
Lors du premier match de la Japonaise Naomi Osaka, l’officiel a dû arrêter le jeu pour demander à certains d’interrompre la session photo qui se déroulait dans une loge, où une personne tenait une grosse lampe, un type de flash.
Certains joueurs, comme Daniil Medvedev, accueillent à bras ouverts ces influenceurs venus vanter leur expérience au tournoi. D’autres, comme Jessica Pegula, estiment que c’est « un peu trop cette année ».
La méconnaissance par certains spectateurs de l’étiquette du tennis, qui requiert de ne pas déranger les joueurs quand le jeu est en cours, a aussi fait grincer des dents certains athlètes, depuis le début du tournoi.
Aryna Sabalenka, elle, s’est plainte de l’odeur du cannabis qui planait lors d’un de ses matchs. On ne sait pas si l’odeur provenait des gradins, mais pour certains, l’US Open ressemble un peu à un zoo, cette année.
Légal pour le tournoi, illégal pour les joueurs
L’USTA, l’organisme qui gère l’US Open, a fait de la compagnie de paris Kalshi l’un de ses partenaires pour plusieurs années. Le but, dit-on, est notamment d’assurer la surveillance du marché des paris sportifs. Plusieurs athlètes ont été suspendus dans les dernières années pour avoir truqué des matchs, surtout aux niveaux inférieurs, après avoir été approchés par des parieurs.
Premier hic, qui fait grincer des dents : les joueurs, eux, n’ont pas le droit de s’associer à une compagnie de paris sportifs.
Deuxième hic, soulevé par certains joueurs : une large part de la haine et des menaces dont ils sont victimes en ligne provient justement de parieurs. « Que je gagne ou que je perde, ça s’applique dans tous les cas », a soulevé Pegula.
Et le média Bounces rapportait, la semaine dernière, que certaines vedettes du circuit pourraient avoir enfreint une des règles anticorruption de l’Agence internationale pour l’intégrité du tennis (l’ITIA).
Sabalenka, Mirra Andreeva, Serena Williams et Coco Gauff, notamment, font partie d’une pléthore de stars du tennis qui ont pris part à une fête à Manhattan avant l’US Open, organisée par le site de paris sportifs Draft Kings.
Elles n’ont pas été payées pour leur présence, elles qui avaient été invitées par l’entrepreneur David Grutman. Mais elles ont posé devant le logo Draft Kings, et pour cela, l’ITIA pourrait leur donner un avertissement.
Les joueurs qui doivent se coucher trop tard
Le teint pâle et les yeux vitreux, l’Américain Ben Shelton n’avait pas l’air d’un gars qui avait envie de livrer une entrevue sur le terrain après son match de troisième tour contre Denis Shapovalov, très, très tôt samedi.
Il était 2 h 06 quand le dernier point du match s’est conclu, donnant la victoire à la huitième tête de série. C’était la première fois que Shelton terminait une rencontre à une heure aussi tardive.
Comme il l’a résumé, tout le monde dans les estrades – pas mal vides – avait sûrement hâte d’aller se coucher, et lui aussi.
Les matchs qui se terminent au cœur de la nuit se sont multipliés depuis le début de la quinzaine. Le favori Alexander Zverev en a fait les frais deux fois. Durant les six premiers jours du tournoi, trois rencontres ont fini passé 2 h et deux après 1 h.
Au tournoi du Grand Chelem disputé dans la ville qui ne dort jamais, il n’y a pas de couvre-feu, contrairement à Wimbledon, où les matchs doivent se terminer à 23 h. Et deux rencontres sont disputées chaque soir sur le central, au début de l’épreuve : une féminine et une masculine.
L’US Open devrait-il revoir son horaire ? Pegula pense que oui. Ce n’est bon ni pour les joueurs, ni pour les réseaux de télévision, ni pour les spectateurs dans les gradins. « Qui regarde à 2 h du matin ? Moi, je dors [...] Pourquoi ne pas commencer la session de soir à 18 h [plutôt que 19 h] ? » s’est-elle interrogée.
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1 week ago
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