Christine Fréchette, la rouge

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En écoutant et en comparant les discours victorieux de chefferie de Charles Milliard, du 15 février dernier, et de la nouvelle première ministre, Christine Fréchette, on y trouve des ressemblances frappantes.

Par exemple, sur l’indépendance, Fréchette et Milliard ont usé de la même formule.

Milliard : « Le PQ veut dresser des frontières, nous on veut abattre les barrières qui freinent la prospérité du Québec ». Fréchette ? « C’est pas le temps d’ériger des nouvelles frontières. »

Sur l’économie ?

Milliard : « Parce qu’une économie forte, ça permet [...] au gouvernement de faire sa job : de soigner, d’éduquer et de loger ». Fréchette ? « Créer de la richesse, ça nous permet d’investir dans nos services, notamment en santé et en éducation. »

Et sur le chef péquiste ?

Milliard : « S’il veut faire de la politique de division et de nostalgie, grand bien lui fasse, nous on va faire de la politique de résultat ». Fréchette : « Je ne vous [PSPP et Milliard] laisserais pas ramener le Québec dix ans en arrière [...] parce que vos problèmes sont aussi mes problèmes, je vais livrer des résultats ».

Vous vous souvenez de la pub qui disait : avez-vous vu la différence ? Tout le monde n’en est pas capable.

Des managers

Les deux partagent une conception « managériale » de la politique.

Ils font des constats sur des situations de court terme – par exemple, le coût de la vie –, sans que l’on comprenne leur vision du Québec.

Leur utilisation abusive de formules comme le « pragmatisme », du « leadership rassembleur », « ne pas diviser, mais réunir » devient des cache-sexes pour l’absence de vision d’avenir. Ou si vous voulez : pour l’absence de projets de société.

Il est frappant de constater que les deux sont issus du même milieu professionnel, c’est-à-dire les chambres de commerce.

C’est inédit. Comme chefs de parti, nous avons eu des avocats, des journalistes, des économistes, des entrepreneurs, mais jamais un chef politique n’était issu d’une chambre de commerce. Permettez-moi d’exclure l’exception qui confirme la règle et dont vous ne vous souvenez probablement plus : Gilles Taillon, chef d’une ADQ post-Dumont moribonde.

Cela transparaît en immigration, où ces lobbys économiques font pression pour un « toujours plus » pour les entreprises, ce que Fréchette et Milliard semblent approuver.

Union des rouges et des bleus

On se questionne maintenant sur l’avenir de l’aile nationaliste de la CAQ.

La CAQ sous Legault aura été un assemblage, fragile mais qui a tenu, entre nationalistes bleus d’un côté, souvent fiscalement conservateurs, et, d’un autre côté, des rouges affairistes, beaucoup moins idéologues, aujourd’hui plus attirés vers les libéraux, ayant accepté des politiques identitaires pour être au pouvoir.

C’est le cas de Fréchette, contre la Charte des valeurs québécoises en 2014, mais revenue en politique pour le parti porte-étendard de la laïcité.

La course désormais achevée, Legault étant parti, on distingue mal ce qui unit fondamentalement Christine Fréchette, la rouge, à Drainville et Jolin-Barrette, les bleus.

Il reste leur loyauté envers la CAQ.

Les papiers de divorce ne sont pas encore signés, mais cela est inévitable.

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