Choc au Stade Canac : les Capitales sont éliminés

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Oubliez la magie, les fantômes, la sorcellerie, les sciences occultes ou tout ce que vous voudrez au Stade Canac. La quête d’un cinquième championnat de suite pour les Capitales de Québec a pris fin contre toute attente dans une défaite de 16-8 face aux Boulders de New York.

Malgré leur record de la Ligue Frontière avec 69 victoires en saison régulière, les Capitales n’ont pas veillé tard en séries, étant éliminés à la maison pour la première fois depuis 2015, quand ils évoluaient dans la Ligue Can-Am.

C’est aussi la première fois depuis cette année-là qu’ils subissent deux défaites de suite à la maison, devant une autre salle comble de 4297 spectateurs médusés.

« Ils étaient prêts. Ils ont été vraiment meilleurs que nous. Ils ont été notre bête noire toute l’année et ils ont fini le travail », n’a pu que constater le gérant Patrick Scalabrini, l’air dépité.

« Je vais la digérer un peu avant de dire comment je vis tout ça. Évidemment que les probabilités qu’on gagne cinq championnats de suite étaient minimes. On jouait moins bien depuis quelque temps et je sentais qu’il manquait un petit quelque chose », a-t-il continué.

Départ difficile

Les Boulders ont mis des points et des points et encore d’autres points au tableau jusqu’en huitième manche, comme s’ils se disaient que jusqu’à la toute fin, les Capitales pouvaient revenir de l’au-delà. Pas cette fois !

Les malheurs des Capitales ont commencé dès la première manche quand Santino Rosso a réussi un simple bon pour le premier point des Boulders.

C’est toutefois en deuxième manche que le fumier a tapé dans le ventilateur quand les Boulders ont ajouté quatre points sur deux coups de circuit de John Schroeder et Jason Agresti.

Le partant des Capitales, Cleiverth Perez, a pris le chemin des douches après cette deuxième manche pénible. Le Vénézuélien, sur qui le gérant Patrick Scalabrini misait pour relancer sa rotation lorsqu’il a rejoint l’équipe en août, n’aura finalement pas été l’ombre de lui-même par rapport au début de saison fulgurant qu’il avait connu l’été dernier.

Depuis le jour 1 de cette saison qui vient de prendre fin, Scalabrini n’a pas caché ses doutes quant à son personnel de lanceurs. Malgré les arrivées tardives de Perez et du Lavallois Miguel Cienfuegos, c’est ce qui aura coulé les Capitales.

« On a recherché des partants toute l’année. Fuego (Cienfuegos) a obtenu notre seule victoire en séries, mais Perez, force est d’admettre que ce n’était pas le Perez de l’an passé. Il était le troisième partant qu’on espérait avoir. C’est dommage, on a essayé », a soupiré le patron.

Son Vis-à-vis TJ Stanton, lui-même un ancien Capitales qui a déjà vécu la magie du stade, semblait flotter sur un nuage sur le terrain après la victoire, tandis que ses joueurs hurlaient de joie dans l’abri.

« J’ai gagné des séries ici. J’ai gagné de gros matchs ici, mais ce moment est extrêmement spécial. Je suis tellement heureux pour mes joueurs. Tout le monde dans la ligue sait ce que ça signifie de gagner ici.

« C’était inhabituel des lanceurs de Québec d’ouvrir la porte comme ils l’ont fait. Nous avons pu capitaliser. Le baseball est un jeu étrange. La différence entre un retrait et un coup de circuit est parfois d’un huitième de pouce. Ce soir, on a été du bon côté », s’est-il réjoui.

Remontée avortée

C’est connu, les Capitales ne baissent jamais facilement les bras. À leur tour au bâton en deuxième manche, les fantômes du Stade Canac les ont temporairement réanimés.

Yuta Hamada a lancé le bal avec un double bon pour un point. David Mendham a suivi avec un ballon sacrifice qui ajoutait un autre point. Jordan Smith a aussitôt ajouté un double qui poussait Hamada au marbre et soudainement, c’était 5-3.

Ça y est, se sont sans doute dits en cœur les fidèles dans la foule en extase, voyant que leurs chéris effectuaient une autre de leurs innombrables remontées.

Même qu’avec Smith et Chavez Young sur les sentiers, Kyle Crowl s’est élancé monstrueusement, catapultant la balle à la piste d’avertissement. Si près, mais si loin...

La relève flanche aussi

En relève, Rafael Perdomo a lancé deux manches irréprochables, avant de se faire poivrer d’aplomb en cinquième manche quand Matt Polk s’est offert à ses dépens le troisième circuit des Boulders avec un homme à bord. Dans cette autre manche douloureuse, les Boulders ont inscrit cinq autres points.

En sixième manche, les Capitales ont rempli les coussins avec un seul retrait, mais Chavez Young a dû se contenter d’un ballon sacrifice bon pour un point et la menace a pris fin quand Crowl n’a soulevé qu’un faible ballon.

En septième manche, les Boulders ont ajouté à leur coussin avec cinq autres points. Après cette autre manche pénible, pour une rarissime fois au Stade Canac, des spectateurs ont même cessé d’avoir la foi, quittant le vénérable établissement sans même espérer un énième miracle.

Même le légendaire Yogi Berra aurait sans doute cessé d’y croire. C’est tout dire !

Les spectateurs qui sont restés ont tout de même encouragé leurs favoris jusqu’à la fin, comme quoi la saison des Capitales est peut-être finie, mais certainement pas l’histoire d’amour avec leurs partisans.

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