Les Québécois qui voudraient gagner le soleil cet hiver devront s’attendre à payer encore plus cher compte tenu de la fermeture de plusieurs hôtels à Cuba et du prix du carburant qui ne cesse d’augmenter.
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« L’option entrée de gamme, bas prix, est complètement disparue de la carte », résume Éric Boissoneault, président de l’agence Voyages Performa, basée sur la Rive-Sud de Montréal, en parlant de l’île de Cuba.
Ceci, combiné au prix du carburant qui ne cesse d’augmenter, a fait grimper la facture de 20 % à 25 % de plus sur deux ans.
« Ceux qui pensaient que les prix allaient rabaisser, on ne voit pas ça », tranche M. Boissoneault qui indique qu’un forfait pour Punta Cana peut maintenant coûter 2500 $ par personne au lieu de 2000 $.
30 % de l’offre disparue
Une première flambée des prix avait été observée à l’hiver 2025 alors que la Floride, la Jamaïque et le Mexique étaient aux prises avec différentes problématiques affectant leur industrie touristique.
À cela s’est rajoutée la fermeture de plusieurs chaînes hôtelières à Cuba, conséquences de la pression économique appliquée sur le pays par les États-Unis.
« 30 % de l’offre a complètement disparu », abonde dans le même sens Moscou Côté, président de l’Association des agents de voyages du Québec, au sujet de Cuba.
La demande toujours aussi forte
Or, tous les deux indiquent que la hausse des prix ne semble pas décourager une bonne part des voyageurs québécois.
« La demande excède l’offre, parce que l’offre a diminué », explique M. Côté.
Éric Boissoneault observe que soit les Québécois acceptent de payer plus cher, soit ils s’abstiennent de voyager ou ils y vont pour des destinations tertiaires, comme en République dominicaine.
Ce sont d’ailleurs des destinations comme Acapulco ou Puerto Plata qui ont su tirer leur épingle du jeu dans le contexte économique actuel, selon Moscou Côté.
Tous les deux ne s’attendent d’ailleurs pas à un retour rapide de Cuba sur le marché des destinations soleil. Aucune chance, selon eux, de retourner sur l’île d’ici la fin de l’année.
« Le scénario le plus optimiste pour une reprise à Cuba sera au plus tôt en juin 2027 », avance M. Boissoneault.
Les compagnies aériennes ont mis beaucoup d’énergie à rediriger des vols et à positionner leurs liaisons pour faire marche arrière maintenant.
Cuba nécessiterait de « trois à six mois » avant de redevenir fonctionnel sur le plan touristique, ajoute Moscou Côté.
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4 days ago
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