Ça va prendre beaucoup d'amour caquiste

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On a beaucoup célébré l’amour dans l’heure qui a précédé l’annonce du résultat de la course à la chefferie, hier à Drummondville.

La chanteuse Brigitte Boisjoli a notamment fait résonner le Centre des congrès avec une interprétation de l’Hymne à l’amour de Piaf  ; avec des accents de Céline Dion.

Deux autres chansons imprégnées d’amour et popularisées par notre Trésor national ont de plus été offertes au fondateur de la CAQ : « Tout l’or des hommes », dans un collage vidéo de type karaoké, par les nombreux membres du caucus caquiste. On y a vu les deux prétendants, Fréchette et Drainville, côte à côte, fredonnant (sans trop de conviction). Puis, Boisjoli et Isabelle Brais entonnèrent L’amour existe encore.

On aurait dit que la CAQ cherchait à se convaincre.

Unissez-vous, réconciliez-vous

Au fond, c’est ce que François Legault, dans son dernier discours, venait de demander à ses ouailles : aimez-vous ou, pour le citer au texte, « unissez-vous ».

Semblant inquiet pour son « bébé » (comme il a appelé la CAQ), il souligna qu’une course à la chefferie « crée des tensions ». Mais après le résultat, insista-t-il, « l’équipe gagnante va devoir être généreuse, tendre la main. Et l’autre équipe va devoir accepter la main tendue ».

Autre message subtil de l’hommage : la réconciliation est possible. On a en effet vu certaines personnalités qui avaient eu maille à partir avec F. Legault, lui offrir, via vidéo, de bons mots : Mitch Garber, Régis Labeaume, notamment. Dans la même vidéo, Sophie Durocher soulignait que Legault et Lionel Carmant s’étaient rabibochés.

Main tendue

La main tendue fut bien présente dans le discours de victoire de Christine Fréchette. Elle salua la campagne de son adversaire, alla jusqu’à dire que « Bernard » avait fait d’elle « une meilleure candidate ». Vantant ses nombreuses « qualités », « fort utiles pour la suite », elle osa un « J’ai hâte de construire la suite avec toi ».

Il est toujours plus facile pour la personne qui l’emporte de se montrer magnanime. Ce n’est pas tous les gagnants toutefois qui font montre d’une telle ouverture.

Qu’est-ce que Bernard Drainville, son équipe, et son 42 % d’appui, en feront ?

Hier, dans la grande salle, leur mine était basse. Peu d’entre eux applaudissaient le discours de la gagnante. Sans doute le trouvaient-ils bien « beige » et livré sans passion. Sans doute étaient-ils agacés par ses accents quasi libéraux (« rassembler et non diviser », on dirait du P. Rodriguez !). Au moment d’écrire ces lignes, Drainville se refusait à tout commentaire, était introuvable.

Seule membre du clan Drainville à s’exprimer, Sonia Bélanger promit poliment de se rallier. Le deuil comprend plusieurs phases, dont le déni, la colère, l’acceptation. Drainville et son clan se rendront-ils à la troisième phase ? Les clans sont-ils réconciliables ? S’il suffisait d’aimer, chanterait Céline.

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