L’ancienne première ministre du Québec, Pauline Marois, affirme avoir le cœur brisé après avoir su qu’un bambin a été retrouvé seul dans un campement d’itinérants. Elle réclame désormais des actions concrètes au sein du futur gouvernement, dont un sommet de l’itinérance d’ici les six prochains mois.
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TVA Nouvelles a rapporté que l’enfant d’environ un an avait été retrouvé vendredi dernier dans un campement de la rue Notre-Dame, à Montréal, seul.
« Imaginez qu’on laisse nos enfants dans la rue. La rue là, ce n’est pas une maison. Moi, ça me crève le cœur », a déclaré Mme Marois en entrevue à l’émission Le Bilan, jeudi.
L’ancienne élue du Parti Québécois estime que le gouvernement ne peut pas baisser les bras.
« Quand j’entends ces femmes-là, non seulement ça m’arrache le cœur, ça m’arrache les larmes, mais je me dis : au-delà de ça, une fois qu’on a fait ça, il faut agir. Il faut faire en sorte qu’on trouve des solutions », a-t-elle mentionné.
Vers un plan d’action d’ici six mois ?
La voix de l’ancienne première ministre se joint à celle de la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada. Elle a notamment déclaré que la Ville ne « peut plus attendre » après le gouvernement, surtout quand des enfants se retrouvent dans les campements.
« J’ai rencontré plusieurs maires et mairesses, dont Soraya, dont le maire de Québec. J’ai rencontré plusieurs organisations communautaires, des personnes qui interviennent sur le front, a-t-elle dit. Moi, je pense qu’on est capable d’arriver à un sommet où on aura réuni toutes les personnes concernées et où surtout, on aurait identifié les nœuds. »
Est-ce qu’une loi pourrait faire changer les choses ? Pas nécessairement, selon elle. La clé se trouve plutôt dans l’implication du futur premier ministre ou de la future première ministre dans ce dossier.
« Il peut y avoir un ministre responsable de l’ensemble du dossier, mais moi, je pense que ça doit être attaché directement au premier ou à la première ministre, a-t-elle souligné. C’est au plus haut niveau de l’État que ça doit être pris en charge, j’en suis persuadée ».
Pauline Marois souhaite que le futur gouvernement tienne un sommet sur l’itinérance dans les six premiers mois de son mandat afin qu’un plan d’action soit adopté.
« Si on ne ferme pas le robinet de l’entrée vers l’itinérance, c’est sûr que ça va continuer », a-t-elle illustré.
Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.
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