Un juge fédéral américain a rejeté lundi la plainte en diffamation du président Donald Trump contre le Wall Street Journal (WSJ) pour un article sur une lettre salace adressée à Jeffrey Epstein, mais lui a laissé la possibilité de reformuler cette plainte.
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Donald Trump a intenté en juillet des poursuites en diffamation contre le quotidien, lui réclamant des milliards de dollars pour un article lui attribuant une lettre salace à l’intention du criminel sexuel en 2003 pour le 50e anniversaire de celui-ci, ce qu’il dément catégoriquement.
Le WSJ avait demandé le rejet de cette plainte.
Un juge fédéral de Miami, en Floride (sud-est), Darrin Gayles, fait droit lundi à cette demande, considérant que Donald Trump n’a pas démontré de « malveillance » de la part du journal. Mais il lui donne jusqu’au 27 avril pour reformuler sa plainte.
Donald Trump va utiliser cette possibilité, a réagi un porte-parole de son équipe juridique dans un communiqué, affirmant que « le président continuera à faire rendre des comptes à ceux qui font le commerce d’informations mensongères pour abuser le peuple américain ».
En septembre, un autre juge fédéral avait rejeté en l’état une plainte en diffamation de Donald Trump contre le New York Times, que le président américain avait ensuite reformulée.
Longtemps proche de Jeffrey Epstein quand les deux hommes évoluaient au sein de la jet-set à New York et en Floride, Donald Trump assure avoir rompu avec lui bien avant qu’il ne soit inquiété par la justice et n’avoir pas eu connaissance de ses crimes sexuels.
La mort de Jeffrey Epstein, retrouvé pendu dans sa cellule à New York le 10 août 2019 avant son jugement pour crimes sexuels, a alimenté d’innombrables théories du complot selon lesquelles il aurait été assassiné pour empêcher des révélations embarrassantes sur des personnalités de premier plan.
Donald Trump, qui avait fait miroiter à sa base des révélations fracassantes sur ce dossier, a subi un retour de flamme, y compris dans son propre camp, depuis que son gouvernement a annoncé en juillet 2025 n’avoir découvert aucun élément nouveau qui justifierait la publication de documents supplémentaires.
L’administration Trump y a finalement été contrainte, le ministère de la Justice publiant notamment le 30 janvier une masse de plus de trois millions de pages du dossier Epstein, en vertu d’une loi adoptée par le Congrès en novembre.
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