L’adoption imminente de la « loi Gabie Renaud » au Québec représente une importante avancée dans la lutte contre la violence conjugale, selon la sœur de la victime.
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« C’est vraiment une fierté. C’est vraiment un pas vers l’avant. Il y a beaucoup trop de situations de violence conjugale qui ne sont pas dénoncées », a confié la sœur de la victime Gabie Renaud, Rachel, mercredi, en entrevue à QUB radio et télé diffusée au 99,5 FM à Montréal.
Questionnée par Alexandre Dubé à savoir si cette loi aurait pu sauver la vie de Gabie, elle a répondu avec émotion : « C’est dur à dire parce que Gabie n’est pas là, Gabie n’est pas là pour répondre à cette question-là ».
Permettre aux femmes de vérifier les antécédents d’un partenaire avant de s’engager dans une relation pourrait faire une réelle différence, selon elle.
« Les personnes vont pouvoir faire les vérifications avant les grands papillons et avant qu’elles s’embarquent dans la relation. C’est de la prévention. On peut faire des vérifications même si on n’a pas de doute que la personne va être violente », a-t-elle expliqué.
Rachel Renaud dit également être découragée par certaines failles du système judiciaire.
« Moi ça me décourage honnêtement là. Je trouve qu’il y a vraiment un laxisme au niveau de la loi, au niveau des suivis, au niveau des bris de conditions, a-t-elle dénoncé. Il y a beaucoup de lacunes. Les antécédents ne sont pas pris en compte dans une nouvelle cause. C’est difficile à comprendre. [...] Le système est drôlement fait. »
Écoutez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.
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2 weeks ago
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