L’accord pétrolier conclu entre les États-Unis et le Venezuela a le potentiel de transformer l’économie mondiale, mais comporte certains bémols et risques.
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Selon Guillaume Lavoie, membre associé de la Chaire Raoul-Dandurand, cette entente vient même « consacrer la perpétuité du régime Maduro ».
« Monsieur Maduro est peut-être en prison aux États-Unis, mais tous ses frotteurs sont au pouvoir », a affirmé l’expert en entrevue à LCN, samedi.
« Madame Machado, qui avait reçu le prix Nobel de la Paix pour être au-devant de la lutte de la libération du Venezuela d’un régime essentiellement de violence et de corruption, elle se retrouve présentement abandonnée parce qu’il n’y a pas dans ce programme-là de garantie qu’il y aura des élections libres et démocratiques à très court terme », a-t-il ajouté.
Maria Corina Machado se trouve dans une position plutôt difficile : celle de concilier le désir de son peuple d’implanter une véritable démocratie avec les ambitions politiques et économiques des Américains.
« À très court terme, ce que le peuple du Venezuela constate, c’est que le régime Maduro, qui est maintenant géré par la numéro 2, lui, non seulement reste en place, mais vient de s’installer de manière assez claire au pouvoir pour un certain temps. Donc l’opposition ou le Venezuela libre et démocratique passe clairement ainsi en second lieu après l’idée de “si vous voulez rester au pouvoir, faites un deal avec Washington à très court terme” », soutient M. Lavoie.
Accord risqué
Par ailleurs, avant de pouvoir bien exploiter le pétrole et les autres ressources vénézuéliennes, notamment l’or, il y aura beaucoup de choses à faire, souligne l’expert.
« II va falloir investir des sommes absolument colossales pour soit reconstruire ce qui a été laissé à l’abandon sur un paquet de décennies ou sinon construire littéralement à partir de rien, des raffineries, des équipements, des ports, etc. Certains parlent même d’investissement de 100 milliards de dollars », mentionne le spécialiste de la politique internationale
« Ça fait partie des risques de cet accord qui dit que le gouvernement du Venezuela, qui aujourd’hui est plutôt complaisant, demain ou dans 10 ans, sera toujours un gouvernement tourné vers Washington qui incarne la stabilité et une volonté de collaboration », ajoute-t-il.
Le risque est également partagé par le gouvernement américain, souligne Guillaume Lavoie.
« Si vous investissez des sommes de cet ordre-là dans un pays, vous ne voulez pas savoir si ça va bien aller dans cinq ans. Vous voulez une certaine garantie que votre investissement va être payant sur 50, 60, 75 ans. Et ça, ça fait partie des choses qui sont un peu des points d’interrogation », explique le membre associé de la Chaire Raoul-Dandurand.
Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.
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6 days ago
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