Accord avec l’Iran: «C'est l'équivalent de construire sa maison sur du sable»

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La situation au Liban complique passablement les négociations entre les États-Unis et l’Iran et l’accord signé par les deux pays au cours de la dernière semaine.

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Ce protocole d’entente, qui vise essentiellement à rouvrir le détroit d’Ormuz et instaurer un cessez-le-feu au Liban, a toutefois été ratifié sans les signatures d’Israël et du Hezbollah.

« C’est l’équivalent de construire sa maison sur du sable. Rien de ça n’est solide. Et en plus, ça engage Israël sans avoir l’accord d’Israël. Et il y a des gens du côté iranien et surtout du côté israélien qui ont tout avantage à faire déraper cet accord », a mentionné le spécialiste de la politique internationale et membre associé de la Chaire Raoul-Dandurand, Guillaume Lavoie, en entrevue à LCN.

Selon ce dernier, l’Iran a réussi à lier la situation au Liban avec le conflit en général au Moyen-Orient, ce qui ajoute de la complexité aux négociations.

« Puisque le Hezbollah est un proxy de l’Iran, c’est comme si l’Iran pouvait décider quelque part d’intervenir ou de ne pas intervenir sans le faire directement », explique Guillaume Lavoie.

Ensuite, la « valse d’hésitation » sur la réouverture du détroit d’Ormuz est aussi une forme de victoire pour Téhéran.

« Avant le début de ce conflit-là, il n’y avait pas question que l’Iran puisse fermer le détroit ou pas. Et là, l’Iran, est-ce qu’il est ouvert ou fermé ? La vérité, c’est que l’Iran met une telle incertitude sur l’idée de franchir le détroit que bien des armateurs vont y penser à deux fois », souligne le spécialiste de la politique internationale.

L’idée de vouloir régler les nombreux points de litige restants dans un délai de 60 jours demeure aussi plutôt irréaliste, selon M. Lavoie, qui souligne que l’accord précédent obtenu par Barack Obama avait nécessité plusieurs années de discussions.

« On n’en est pas à la première manifestation de l’extraordinaire fragilité de ce supposé accord », résume le membre associé de la Chaire Raoul-Dandurand.

Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.

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