Abandon du tracé central du 3e lien: les citoyens poussent un soupir de soulagement

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Les citoyens qui craignaient l’impact d’un troisième lien situé dans le corridor central poussent un soupir de soulagement, avec l’élection de Christine Fréchette, qui a rejeté cette option. 

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La première ministre désignée a clairement établi lors de la course à la chefferie qu’elle abandonnerait le corridor central pour ramener le troisième lien à l’est, à la condition que le privé soit de la partie.

Illustration d'archives fournie par le ministère des Transports du Québec

« On a niaisé les gens assez longtemps avec ça. Ça n’avait juste pas d’allure, ce projet-là [...]. Ça va être plaisant de ne plus avoir à parler du troisième lien ! » se réjouit Myriam Nickner-Hudon, présidente du conseil de quartier de Saint-Sauveur, où débouchait la version centrale du pont-tunnel.

Incertitude levée

Elle est heureuse que le voile d’incertitude soit levé sur son quartier. « Pour le secteur Saint-Malo, ça confirme que certains promoteurs qui avaient des projets peuvent les faire. »

Pour Mme Nickner-Hudon, l’argumentaire de Mme Fréchette sur les coûts potentiellement faramineux et sur la nécessaire présence du privé laisse entrevoir que le projet « ne se fera pas ».

À Vanier, le président du conseil de quartier, Pierre-Marc Doucet, est aussi soulagé d’avoir évité une situation « catastrophique ». « On est vraiment contents, exprime M. Doucet. C’est salutaire. On avait voté une résolution contre le corridor. On est réjouis de la situation. »

Enjeux de mobilité

Pour lui, les enjeux de mobilité demeurent criants, et c’est l’occasion pour le gouvernement de poser un geste pour l’amélioration du quartier en donnant le feu vert à la conversion de l’autoroute Laurentienne en boulevard urbain.

« On est soulagés, mais on est quand même inquiets d’un corridor qui passerait par l’est », souligne de son côté Jean-Louis Vallée, de la Société d’histoire de Sillery, qui, avec d’autres organismes, organise une mobilisation pour la protection des paysages patrimoniaux.

Sites patrimoniaux

Le site patrimonial de Sillery est épargné avec le retrait du corridor central, mais les sites des plaines d’Abraham, du Vieux-Québec et de l’île d’Orléans ne sont pas à l’abri, souligne-t-il. « Faire un troisième lien, actuellement, c’est pas une idée extraordinaire, parce que ça va briser les paysages patrimoniaux qu’on retrouve sur le territoire. »

L’ancienne ministre et ex-mairesse de Sillery Margaret Delisle, qui fait partie de ce groupe de pression, salue la fin de la menace d’un tunnel qui plonge dans la falaise sous le parc du Bois-de-Coulonge. « La construction d’un pont à Québec, à cet endroit, c’était complètement irréalisable. Les gens n’en voulaient vraiment pas, il y avait une opposition très forte à briser le paysage patrimonial de Québec. »

Sommes dépensées pour le 3e lien depuis 2018*

46,9 M$ ont été dépensés au cours des deux mandats caquistes, sur les 275 millions $ débloqués pour étudier le dossier d’affaires du troisième lien

12,2 M$ de ce montant ont été dépensés spécifiquement pour le corridor central, en date du 31 décembre dernier

*Source : Ministère des Transports, février 2026

Sept moutures du troisième lien

27 juin 2019: Tunnel à l’est

Le ministre des Transports de l’époque, François Bonnardel, avait annoncé un tunnel à l’est, sans préciser les coûts. De l’A20, secteur Lallemand, à Lévis, à l’A40, à Québec, il passait sous l’île d’Orléans et faisait 9 km avec les approches.

29 janvier 2020: Tunnel de centre-ville à centre-ville

Le gouvernement Legault privilégie désormais le corridor de centre-ville à centre-ville, incluant du transport en commun, entre l’A-20 près de la route Monseigneur-Bourget, à Lévis, et l’autoroute Laurentienne, près du Stade Canac.

17 mai 2021: Un monotube de 6 à 10G$

Le ministre des Transports, François Bonnardel, annonce que le troisième lien de centre-ville à centre-ville sera un gigantesque monotube qui coûtera de 6 à 10 milliards $ à construire, sur 10 ans. Il implique la conception du plus gros tunnelier au monde.

14 avril 2022: Un bitube réduit à 6,5 milliards $

Le gouvernement Legault annonce son intention de réduire la facture de 25 %, à 6,5 milliards $. La nouvelle mouture prévoit deux tubes de plus petit gabarit comprenant deux voies chacun.

20 avril 2023: Abandon du 3e lien routier

La ministre des Transports, Geneviève Guilbault, dévoile toutes les études sur le projet de tunnel entre Québec et Lévis et annonce que le nouveau lien interrives, dont le tracé reste à peaufiner, sera réservé exclusivement au transport collectif.

13 juin 2025: Un pont-tunnel central

Geneviève Guilbault présente un nouveau retournement de situation avec le choix d’un pont-tunnel dans le corridor central, qui reliera la route des Îles, à Lévis, et le secteur Lebourgneuf, à Québec, en passant dans des quartiers déjà bâtis.

17 février 2026: De retour dans l’est

L’aspirante première ministre Christine Fréchette tourne le dos au scénario mis de l’avant par son gouvernement et annonce que si elle est élue, un pont à péage dans l’est de Québec sera construit. Elle pose néanmoins la condition d’un partenariat avec le privé. Son élection le 12 avril met le clou dans le cercueil du projet central.

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