Les attentats terroristes du 11 septembre 2001 ont eu pour effet d’accélérer une série de changements à travers le monde, notamment en ce qui a trait à la sécurité, note l’ancien ministre des Affaires intergouvernementales du Canada Stéphane Dion.
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« Ce qui a déboulé par la suite, c’est le déplacement du curseur entre le respect de la vie privée et les mesures de sécurité. Pour des libéraux comme nous, ce n’était pas facile, mais on voyait bien qu’il fallait le faire, parce que le terrorisme peut frapper n’importe comment », a-t-il déclaré en entrevue à QUB radio et télé, diffusée simultanément sur les ondes du 99,5 FM à Montréal.
« Dans la vie de tous les jours, les caméras de surveillance, la détention préventive, c’est devenu une facilité, la possibilité de faire des écoutes électroniques sans que les gens ne le sachent aussi. Toutes ces mesures de sécurité se sont abattues sur nous parce qu’il fallait mieux protéger la population », ajoute l’ancien chef du Parti libéral du Canada.
Stéphane Dion décrit ces mesures de sécurité comme quelque chose de bien pour la protection de la société en général, mais soulève qu’elles ouvrent la porte à une atteinte à la liberté dans des régimes de dictature.
Les événements du 11 Septembre ont eu un effet d’engrenage à plusieurs niveaux.
« Le fonctionnement du monde a complètement changé. Il est difficile de savoir si le 11 septembre 2001 a été une cause ou un révélateur. C’est un peu des deux. Mais il y a eu la guerre en Afghanistan après, où le Canada est allé, et il y a eu un million de morts dans cette guerre », soutient l’ancien ministre des Affaires intergouvernementales.
« Et autre chose qui est dans le sillage, c’est la guerre civile en Syrie, extrêmement meurtrière, la guerre au Mali, donc il y a eu des événements en chaîne et je pense aussi que c’était révélateur, parce qu’après la chute du mur de Berlin et la fin du régime communiste, il y a eu de l’espoir qu’on allait vers une démocratie universelle », continue-t-il.
Le monde a commencé à orienter ses investissements vers des projets non militaires, soutient M. Dion. Bien que certains événements violents, notamment la guerre du Rwanda, sont survenus pendant ces années, un vent d’espoir soufflait sur la planète.
Ce rêve s’est ultimement effondré avec les tours jumelles.
« Après ça, certains croyaient que la seule façon de combattre la démocratie, c’était le communisme. Mais il y en avait d’autres pour qui c’était l’extrémisme religieux, l’extrémisme nationaliste avec Poutine notamment ou tout simplement la croyance qu’un homme fort ou une femme forte, c’est une meilleure option que la démocratie chaotique », explique l’ex-politicien.
Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.
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2 days ago
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