L’intelligence artificielle (IA) joue déjà un rôle dans la campagne électorale, et continuera de le faire d’ici au 5 octobre, mais son utilisation entraîne néanmoins certains risques pour les électeurs.
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Même si l’utilisation de l’IA semble être prise au sérieux par Élections Québec et par les partis, celle-ci peut déformer certains propos et messages des formations politiques.
« On est toujours à risque par rapport à ça, rien qui ne se mesure à ce que les États-Unis font par exemple », a expliqué Stéphane Ricoul, expert en intelligence artificielle chez Vooban, en entrevue à l’émission À vos affaires, mardi.
Lors des élections municipales de 2025, des cas de désinformation et d’utilisation malveillante de l’IA ont été répertoriés. Il demeure donc possible que la situation se répète au cours des prochaines semaines, croit l’expert.
« Ça se pourrait que ça arrive, c’est-à-dire qu’on ne peut pas lutter contre ça. C’est toujours l’utilisation qu’on a en fait de l’IA. Ce n’est pas l’IA en tant que telle. Donc il y a des personnes malheureusement qui en font une mauvaise utilisation à des fins d’influence », souligne-t-il.
Ce dernier salue toutefois la décision de quatre des cinq principaux partis qui se sont engagés à faire une utilisation responsable de l’intelligence artificielle.
« Le parti d’Éric Duhaime ne l’a pas signé, mais s’est engagé quand même à faire une utilisation responsable de l’IA », souligne M. Ricoul.
Élections Québec a lancé un avertissement à la population d’utiliser l’IA avec prudence lorsque vient le temps d’exercer son devoir de citoyen.
« Juste demander à son intelligence artificielle quelle est l’adresse de mon bureau de vote, quelles sont les heures d’ouverture et de fermeture de ce bureau de vote, ça peut faire en sorte que l’IA te réponde une fausse information ou une réponse erronée et te faire rater finalement le moment où tu peux aller voter ou l’endroit où tu peux aller voter », clame l’expert.
Pour éviter d’avoir une mauvaise information, il est important de bien formuler ses questions.
« Si tu poses extrêmement bien la question, la fiabilité est bonne. Si tu poses de façon générale ta question, oui, il peut y avoir des erreurs », affirme Stéphane Ricoul.
Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.
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