Le gouvernement fédéral souhaite soutenir la mise en marché de viande de renne dans les épiceries du pays à compter de 2027.
Ottawa a pour projet de développer une économie agroalimentaire dans le nord du Canada en créant une chaîne de distribution qui permettra l’arrivée du renne canadien dans le rayon des viandes de votre épicerie.
L’idée a du bon, mais « vendre ça aux urbains, ça ne sera pas facile », a déclaré le spécialiste de l’industrie agroalimentaire Sylvain Charlebois, en entrevue à QUB radio et télé, diffusée simultanément sur les ondes du 99,5 FM à Montréal.
Ce dernier croit qu’il faudrait trouver un autre nom que « viande de renne » pour convaincre les consommateurs d’en acheter et d’en manger.
Celui-ci suggère d’appeler ça du « caribou » pour éviter de choquer les esprits de plusieurs Canadiens qui associent le renne à une bête mignonne ou encore à l’animal qui tire le traîneau du père Noël.
« J’ai vécu dans l’Ouest canadien en Saskatchewan. Moi, je suis un Québécois, je mangeais de la viande chevaline quand j’étais jeune, mais quand j’ai commencé à rencontrer des cowboys dans l’Ouest, les producteurs bovins, leur cheval c’est comme le chien à Montréal, ils ne se voient pas manger du cheval dans l’Ouest canadien », raconte-t-il.
L’autre bémol à l’arrivée du renne sur les tablettes, c’est le prix que les consommateurs devront payer.
« Ces viandes-là coûtent plus cher normalement. Alors, c’est sûr que si on développe un cheptel de caribous-rennes dans le Nord pour amener tout ça vers le sud, ça risque de coûter un petit peu plus cher », mentionne le spécialiste de l’industrie agroalimentaire.
Celui-ci croit néanmoins que le projet d’amener de la viande de renne dans les épiceries est une bonne idée.
« Le [trio] des viandes – poulet, porc et bœuf – ça devient plate à un moment donné », résume Sylvain Charlebois.
Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.
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1 week ago
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