Un jeune garçon de 4 ans est décédé la semaine dernière dans le village d’Ivujivik, dans le Nord-du-Québec. Sur les réseaux sociaux, des voix se sont élevées pour dénoncer un possible accès insuffisant aux soins dans la région.
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Le décès de Jusi Padlayat a été confirmé par la régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik, mercredi.
« Nous reconnaissons que cette perte est extrêmement douloureuse pour la famille, leurs proches et l’ensemble de la communauté », a-t-on écrit dans un communiqué conjoint avec le centre de santé Inuulitsivik.
La régie s’est engagée à « faire preuve de transparence » et de faire la lumière sur les circonstances entourant cet événement. Un examen, des procédures indépendantes et une enquête du coroner sont notamment en cours.
Par voie de communiqué, Québec solidaire a tenu à offrir ses condoléances au petit Jusi. Selon le parti, il serait décédé « après avoir consulté à plusieurs reprises le dispensaire local pour des maux de ventre sans jamais recevoir de soins ».
« Une réelle tragédie, a souligné le porte-parole Sol Zanetti. Jamais un parent ne devrait vivre une telle détresse et une telle injustice. Laisser un enfant souffrir pendant des jours est inacceptable et soulève de graves questions de négligence ».
Les critiques se multiplient sur le web
Le parti politique n’est pas le seul à critiquer les possibles circonstances derrière le décès de Jusi Padlayat. La phrase « Justice pour Jusi » a été citée à quelques reprises.
L’organisation non gouvernementale Principe de Joyce, pour l’équité d’accès en santé pour les Autochtones au Canada, a publié une déclaration sur Facebook, déplorant que la « détresse d’une famille ignorée coûte une vie ».
« Des consultations et des appels à l’aide répétés auraient été faits pendant quelques jours. Voyant la santé de l’enfant se détériorer sans prise en charge adéquate, la famille s’est vue contrainte de lancer un cri d’alarme, a-t-on écrit. Malgré cette démarche ultime, l’inconcevable s’est produit ».
La régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik a demandé à ses citoyens de rester calme et de laisser les « procédures appropriées suivre leur cours ».
« Nous comprenons que les émotions soient vives, a-t-on mentionné. La violence n’est pas une solution. »
Elle a également précisé que de l’aide est disponible aux personnes touchées par le décès du petit garçon, allant d’aidants naturels aux professionnels de la santé de la région.
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