Une fillette et une brigadière scolaire évitent de justesse d'être frappées dans les Laurentides

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Une mère de famille lance un cri du cœur après que sa fille de 11 ans et une brigadière scolaire ont failli être percutées par une voiture aux abords d’une école des Laurentides.

L’incident s’est produit le 1er septembre au matin alors que la petite fille se rendait à pied à son école de Sainte-Sophie, située à quelques pas de chez elle.

Vers 7 h 30, elle s’apprêtait à traverser une rue surveillée par une brigadière lorsqu’une voiture noire a ignoré celle-ci et poursuivi sa route en trombe.

« La brigadière s’est fait couper par une voiture qui a passé complètement à côté d’elle, un peu en catastrophe, en coupant complètement la rue en diagonale, raconte la mère, Karine Boivin. Au lieu de faire son arrêt, de tourner lentement à 90 degrés, la voiture a passé tout droit. La brigadière a failli se faire écraser. »

Karine Boivin à Sainte-Sophie, lance un cri du cœur après que sa fille de 11 ans et une brigadière scolaire ont failli être percutées par une voiture aux abords d'une école le vendredi 11 septembre 2026.

Karine Boivin à Sainte-Sophie, lance un cri du cœur après que sa fille de 11 ans et une brigadière scolaire ont failli être percutées par une voiture aux abords d'une école le vendredi 11 septembre 2026. Photo Agence QMI, MARIE-LAURENCE DELAINEY

Sa fille Mylie, 11 ans, a assisté à toute la scène et précise que « même la brigadière a eu peur ».

« Je n’ose même pas imaginer ce qui aurait pu arriver si elle avait fait un pas de plus », confie sa mère.

Mme Boivin explique qu’après l’incident, des mesures supplémentaires ont été mises en place pour sécuriser les lieux.

« Il y avait la police [...] plusieurs techniciens en éducation spécialisée et plusieurs membres de l’école, plus d’effectifs qui ont été mis sur place pour assurer la sécurité des enfants », décrit-elle.

Jusqu’à 600 $ d’amende

Le directeur de la Fondation CAA-Québec, André Durocher, rappelle que les automobilistes doivent respecter les directives d’un brigadier scolaire, au même titre que celles d’un agent de la paix. Les contrevenants s’exposent à une amende pouvant aller de 300 à 600 $.

« Je trouve cette histoire très préoccupante [...] lorsqu’un brigadier scolaire lève son panneau d’arrêt, c’est une infraction de ne pas le respecter. »

M. Durocher a réalisé une étude l’an dernier qui montrait que la majorité des conducteurs dépassaient la limite de vitesse dans les zones scolaires au Québec.

« Deux semaines avant la rentrée, les gens ne respectaient pas la vitesse. J’ai fait plusieurs lectures de radar à 55 [soit près du] double de la vitesse permise, dit-il. La journée de la rentrée scolaire, avec la forte présence des parents et une présence policière, les gens respectaient la limite. »

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