Un verre d'alcool par jour suffit à augmenter le risque de cancer

1 day ago 13

L’alcool serait responsable d’un nombre de décès liés au cancer bien plus élevé qu’on ne le pensait jusqu’ici, selon une récente étude américaine.

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Des chercheurs ont analysé plus de 30 ans de données aux États-Unis, et le nombre de décès causés par le cancer lié à l’alcool a plus que doublé, passant de 11 000 à plus de 23 000 morts par année, selon les informations de CNN.

Concrètement, un seul verre standard par jour suffit à augmenter le risque.

Cela équivaut à environ une canette de bière de 355 ml, un verre de vin de 150 ml ou un verre d’alcool fort de 45 ml.

Barman make alcoholic shots with whisky and liqquor in nightclub

Barman make alcoholic shots with whisky and liqquor in nightclub Photo d’archives

Quels cancers sont concernés ?

Chez les hommes de moins de 55 ans, le cancer colorectal représente la principale cause de mortalité parmi les cancers attribuables à la consommation d’alcool.

Pour les femmes, ce sont les cas de cancer du sein qui ne pardonnent pas.

Les cancers du foie et de l’œsophage sont aussi grandement concernés.

La consommation d’alcool peut également favoriser l’apparition de cancers du pancréas, de l’estomac, de la prostate, ainsi que des cancers de la tête et du cou.

Silhouette d'une personne qui boit un verre de vin.

Silhouette d'une personne qui boit un verre de vin. Photo Adobe Stock

Pourquoi l’alcool favorise-t-il les cancers ?

L’alcool produit une substance toxique. Lorsque le foie décompose l’alcool, il fabrique d’abord de l’acétaldéhyde, une molécule qui abîme l’ADN avant d’elle-même être éliminée.

Ce processus ne se complète pas toujours, ce qui laisse le temps aux dégâts de s’installer.

Ensuite, l’alcool modifie les taux d’œstrogènes dans le sang, ce qui explique en grande partie son lien avec le cancer du sein.

La consommation d’alcool fragilise également les cellules de la bouche et de la gorge.

Ces deux parties du corps deviennent donc plus vulnérables aux substances cancérigènes, encore plus si la personne fume en même temps.

L’alcool génère aussi du stress oxydatif, qui endommage l’ADN et déclenche des inflammations.

Finalement, la consommation d’alcool bloque l’absorption de vitamines A, C, D et E, ainsi que des folates, des nutriments qui aident normalement à protéger contre le cancer.

Une femme tenant un verre d'alcool, l'air visiblement mal à l'aise.

Une femme tenant un verre d'alcool, l'air visiblement mal à l'aise. Photo adobe stock

Qui est le plus à risque ?

Les hommes de 55 ans et plus sont les plus touchés par la situation en chiffres absolus, avec une hausse de 24 % de la mortalité sur 33 ans.

Les femmes et les hommes de moins de 55 ans sont paradoxalement plus sensibles à l’alcool.

Une même quantité consommée représente un risque proportionnellement plus élevé pour ces derniers.

Les médecins sont donc aujourd’hui plus clairs que jamais : aucune quantité d’alcool n’est sans risque.

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