L’association de 27 ans entre Marc-André Pelletier et le Club de natation de Québec (CNQ) est terminée.
Les deux parties se sont séparées en octobre dernier. Après quelques mois de repos, Pelletier souhaitait reprendre le collier. Il est officiellement entré en poste comme entraîneur-chef du club Mustang de Boucherville le 1er juillet.
Pelletier était notamment l’entraîneur de Katerine Savard quand elle a remporté la médaille de bronze au 4X200 m libre aux Jeux olympiques de Rio en 2016 et d’Aurélie Rivard qui compte 13 médailles à son actif en quatre participations aux Jeux paralympiques.
« J’avais besoin d’un changement après une année difficile, a raconté Pelletier à l’occasion des Essais nationaux qui se déroulent à Montréal. Si je ne l’avais pas fait là, je ne l’aurais jamais fait. C’est rare qu’un entraîneur passe 27 ans avec le même club. On dit souvent aux athlètes qu’ils doivent sortir de leur zone de confort, mais on doit le faire nous aussi comme entraîneur. À 48 ans, l’expérience acquise va m’aider à ne pas répéter certaines erreurs. »
La natation manquait à Pelletier après quelques mois. « Je suis bien sur le bord d’une piscine, a-t-il mentionné. J’aime l’idée d’aider les athlètes à se dépasser. Au-delà des résultats, j’aime le processus. Depuis janvier, la natation me manquait. »
À Boucherville, Pelletier croit qu’il peut donner un nouveau souffle au Mustang. « Je veux amener le club à un autre niveau, a-t-il expliqué. Les ressources sont là et les jeunes entraîneurs sont motivés. Tout ce qu’il manque, c’est un bassin de 50 mètres, mais on peut facilement se rendre à la piscine olympique quand ça va bien circuler dans le tunnel. Je peux les former et je crois qu’on peut bâtir quelque chose d’intéressant. »
Le club de Boucherville a changé d’entraîneur-chef à cinq reprises au cours des deux dernières années, mais cette situation n’inquiète pas Pelletier qui s’est déniché un appartement à Sainte-Julie. « C’est mon chalet en banlieue de Montréal. »
Pelletier dit avoir regardé les options à l’étranger avant d’opter pour demeurer au Québec. « Il y avait des opportunités en Europe ou au Moyen-Orient, mais j’aurais été loin de ma famille. Je ne suis qu’à deux heures de Québec et je vais revenir à la maison les fins de semaine. »
Le retour de Pierre Lamy
Fondateur du CNQ en 1989 en compagnie de son frère Claude, club qui s’appelait le CSQ à l’époque, Pierre Lamy a pris la relève de Pelletier. De retour à Québec depuis septembre 2022 après avoir dirigé les Carabins de l’Université de Montréal et travaillé comme entraîneur au Centre national qui a depuis fermé ses portes, Lamy devra retarder son projet de retraite.
« Je pensais me retirer l’an prochain, mais c’est un nouveau défi qui s’offre à moi et j’ai encore de l’énergie. Je ne voulais pas le club coule. Ce n’était pas mon objectif de revenir comme entraîneur-chef, mais on peut voir ça comme un retour aux sources. »
« À 63 ans, je ne veux pas faire comme Claude Saint-Jean qui fait un travail exceptionnel à CAMO et je prévois partir en 2028 tout en préparant la relève, de poursuivre Lamy qui possède aussi une longue expérience dans le sport paralympique. Je remercie Marc-André qui m’a embauché il y a quelques années. Il laisse un club avec une bonne base. »
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1 week ago
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