Un homme offre une terre agricole en Abitibi pour favoriser l'autosuffisance alimentaire

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Une vidéo de David Prince, surnommé « le Forestier pas pressé », circule présentement sur les réseaux sociaux, où il offre une terre agricole à celui qui sera prêt à venir la cultiver et nourrir des gens avec celle-ci.

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« J’ai acheté une maison à la campagne en Abitibi, puis ça venait avec une terre en friche derrière la maison. Cette terre-là fait à peu près 12 à 13 hectares de terre agricole et je ne suis pas intéressé à ce qu’elle devienne en friche puis qu’elle repousse en branches ou en forêt », a déclaré David Prince au micro de Richard Martineau, à QUB radio, vendredi.

Cette terre devrait servir à nourrir des gens, surtout en cette période où le prix de la nourriture est aussi élevé, clame M. Prince.

« En Abitibi-Témiscamingue, des terres en friche comme la mienne, il y en a vraiment beaucoup. Ce n’est pas comme en Montérégie où les terres valent excessivement cher. Ici, les terres sont quand même abondantes », souligne-t-il.

David Prince souligne que des terres comme la sienne ont été défrichées dans les années 1930, en pleine crise économique, par des ancêtres qui y ont mis beaucoup d’efforts, et c’est précisément ce passé qui l’amène à vouloir que cette terre continue de répondre à ce même besoin.

Le fait de remettre des racines et des arbres sur ce terrain serait une insulte à ceux qui l’ont défriché, estime M. Prince.

« De plus, on est dans une situation qui n’est pas aussi pire que dans les années 30, mais quand même, les gens ont de la misère à se nourrir aujourd’hui. Donc je me dis que si on peut remettre ces terres-là en production pour nourrir des gens, et ainsi atteindre l’autosuffisance alimentaire, je me dis qu’il faudrait en profiter », soutient le Forestier pas pressé.

Les réchauffements climatiques rendent également l’Abitibi-Témiscamingue plus attrayante pour l’agriculture, estime David Prince.

« Moi je pense que ça prend seulement un petit peu d’aide du gouvernement ou quelque chose comme ça et on serait surpris du nombre de personnes qui seraient intéressés de quitter la ville pour avoir un lopin de terre qu’ils pourraient cultiver », souligne-t-il.

Voyez l’entrevue dans la vidéo ci-haut

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