Aatos Koivu n’a pas connu l’été typique de l’ado de 20 ans. Au beau milieu de nulle part dans la forêt de Santahamina, île militaire à l’accès très restreint en Finlande, il vivait, en fait, un sale quart d’heure.
Au pays de Teemu Selanne et de Kimi Raikkonen, tout homme âgé de 18 à 60 ans est tenu de compléter son service militaire. Pas d’exemption pour les athlètes professionnels comme Aatos, qui brillait naturellement par son absence au camp de perfectionnement du Tricolore au mois de juillet.
« C’est le cas de le dire, un été différent des autres... », a reconnu l’espoir du Canadien au téléphone, alors que la saison bat son plein dans la Liiga.
C’est à peu près quatre mois que le jeune Koivu a passés en zone militaire. Il lui reste deux semaines et des poussières pour terminer officiellement sa formation, mais elle est presque complète.
Il est content de l’avoir fait, d’être sorti de sa zone de confort.
Sur le coup, par contre, il la trouvait moins drôle.
Dans les bois
« À l’occasion, il y a eu des chocs. C’était un monde différent. Je suis heureux que ce soit fini », a confié la progéniture de Saku.
Parmi ses épisodes les plus éprouvants, il retient un périple de huit jours dans le fin fond de la forêt avec bien peu pour subvenir à ses besoins.
« On faisait des trucs vraiment durs, s’est-il rappelé. On courait, on était exténués. On ne voulait pas être là, vraiment. Mais il fallait pousser. »
Plus fort
Durant toute cette aventure estivale, le jeune Koivu s’est trouvé un talent au champ de tir, a manié une grenade et a subi une coupure à un doigt qui a nécessité des points de suture en essayant d’allumer un feu.
Il n’a pas trop perdu la main au hockey malgré la saison morte atypique. Avec un boulet de canon, il a inscrit son premier but de la saison samedi dernier contre le HIFK d’Helsinki.
Les installations sur le site militaire lui permettaient de conjuguer son service à l’entraînement hors glace qu’il devait mener dans le gymnase.
« On se levait à 6 h ou 6 h 30 pour aller à la cafétéria. Puis on avait quatre ou cinq heures de temps libre pour s’entraîner. J’allais lever des poids au gym. J’étais de retour à midi ou 13 h pour cinq ou sept heures de service militaire. Et ainsi de suite, jour après jour », a raconté le principal intéressé.
C’était deux entraînements pour le prix d’un, d’une certaine façon.
« Un été vraiment actif, assurément », a corroboré Koivu.
Il pèse désormais 184 livres, selon ses estimations.
« Je me sens bien plus fort. »
Échéancier inconnu
Koivu a prolongé d’une seule année son contrat avec le TPS de Turku. En théorie, il pourrait débarquer en Amérique du Nord ce printemps. À condition qu’il ne renouvelle pas encore son entente... et que le CH décide de lui offrir un contrat d’entrée.
Avant d’en arriver là, il a du chemin à faire. Il n’a rien cassé dans la Liiga jusqu’ici.
« J’ai eu beaucoup de bons matchs l’an dernier, mais aussi d’autres où j’aurais pu être bien meilleur, a-t-il concédé. Je dois parvenir à mieux utiliser mes forces pour avoir un plus grand impact. Juste arrêter de me casser la tête et jouer. »
Le jeune homme refuse d’encercler une date sur le calendrier pour son entrée en scène montréalaise. Mais il sait certainement ce qui est à l’horaire le 24 octobre prochain.
Le numéro 11 de Saku sera retiré par le TPS avant le match d’Aatos contre Lukko.
« Ce sera très, très spécial. Je suis heureux pour mon père. »
.png)
1 week ago
10


















Bengali (BD) ·
English (US) ·