À l’âge de 20 ans, une jeune femme hérite d’un casier judiciaire et devra faire 100 heures de travaux communautaires pour avoir frappé deux arbitres avec son bâton de hockey. Son père est accusé de s’être emporté lors de la même rencontre à Alma.
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Emy Desgagné a plaidé coupable à une accusation de voies de fait armées, mercredi, au palais de justice d’Alma, en lien avec le match de catégorie M18-B qui a tourné au vinaigre le 10 janvier 2026 au Centre sportif Mistouk.
La joueuse originaire de Roberval a reconnu s’en être prise à deux arbitres sur la glace puisqu’elle était insatisfaite de certaines décisions.
« [Elle] va prendre un “swing” avec ses deux mains, avec son bâton de hockey, et va frapper le premier officiel. Elle va l’atteindre au niveau de l’épaule gauche », a résumé l’avocat de la jeune femme, Me William Langlais.
Elle a feint de donner un autre coup à un second arbitre qui essayait d’intervenir. Son bâton est passé proche du visage de la victime et l’a atteint à une main.
Les faits rapportés à la cour ne précisent pas si les officiels ont été blessés.
Père et fille
Quelques minutes plus tôt, le père de l’accusée, Steeve Desgagné, aurait aussi été impliqué dans une échauffourée à titre de spectateur, prononçant des paroles telles que « je paye 100 $ celui qui pogne un arbitre », selon ce qu’a rapporté le procureur de la Couronne, Me François Bourgeois.
Le paternel avait comparu en avril dernier en même temps que sa fille. Il attend son procès pour harcèlement criminel, menaces et agression armée et est toujours présumé innocent.
« Je pense que dans le contexte, c’est important d’envoyer un message fort que ça ne passe pas [de s’en prendre à des arbitres] », a soutenu le représentant du ministère public.
« Les arbitres ne font que leur travail. Quand on est mécontent d’une décision, ça peut arriver, mais ce n’est pas la façon de faire d’utiliser son bâton, qui constitue une arme dans les circonstances. »
Regrets
Me Langlais a expliqué que sa cliente, qui avait 19 ans lors des faits, vivait alors des difficultés d’ordre personnel et médical.
La femme sans antécédent judiciaire « regrette énormément ses gestes » et la médiatisation de l’affaire a eu des répercussions importantes pour elle.
Elle a été suspendue par son association de hockey jusqu’à la fin de la saison 2026-2027.
Le juge Jean Hudon a prononcé un sursis de sentence assortie d’une probation de 12 mois et de 100 heures de travaux communautaires.
« Il aurait pu y avoir des conséquences beaucoup plus graves que ça », a souligné le magistrat, tout en concédant : « Vous êtes jeunes ; ça aussi, il faut en tenir compte. »
« S’il n’y a pas d’arbitre, il n’y a pas de hockey », a fait remarquer le président du tribunal.
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