Un adolescent accusé d’avoir assassiné une jeune Montréalaise et sa grand-mère lors d’un « guet-apens » dans leur appartement de Pointe-Saint-Charles en 2022 aurait été trahi par son sang laissé sur la scène de crime en se coupant.
Comme l’accusé de 21 ans était mineur lors des meurtres de Jade Racette-Beaulieu et de sa grand-mère, Huguette Maranda-Racette, une ordonnance de non-publication nous empêche de révéler son identité.
Son procès pour meurtres au premier degré s’est ouvert mardi matin au palais de justice de Montréal.
Il aurait « commis le meurtre de Jade Racette-Beaulieu pour le compte d’un autre individu, Mahad Farrah », a indiqué d’entrée de jeu le procureur de la Couronne, Me Vincent Huet.
La victime de 22 ans avait porté plainte en Ontario contre Farrah quelques semaines avant sa mort, indiquant qu’il aurait été son proxénète en 2020 et 2021.
Après avoir appris qu’un mandat d’arrestation avait été émis contre lui, Farrah « voulait la réduire au silence », a précisé Me Huet. Une nuit de décembre 2022, il aurait envoyé des textos lui demandant de sortir dans le stationnement de son immeuble afin de discuter, sans toutefois s’identifier.
Il s’agissait d’un « guet-apens pour l’attirer hors de chez elle », selon la poursuite.
Coups de feu
Le mineur aurait ensuite tiré à trois reprises en direction de Mme Racette-Beaulieu. Il l’aurait pourchassée jusqu’à la chambre où était couchée sa grand-mère.
En plus de tuer de plusieurs coups de feu sa cible, il aurait éliminé Mme Maranda-Racette « simplement parce qu’elle devenait un témoin gênant ».
Un des projectiles aurait brisé une fenêtre de la chambre. Et l’adolescent se serait blessé sur les éclats de verre, laissant ainsi son profil génétique sur la scène de crime.
Le mineur se serait enfui à Toronto et l’arme à feu n’a jamais été retrouvée.
Selon la Couronne, « le mobile qui a pu animer l’accusé est inconnu ». Il aurait toutefois commis ces meurtres « avec préméditation et de propos délibéré ».
L’accusé et Mahad Farrah auraient eu une conversation moins de deux heures avant les meurtres, mais le contenu en est encore aujourd’hui inconnu.
Le procès, présidé par la juge Catherine Perreault, se poursuit mardi après-midi.
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4 days ago
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