Dès son retour au pouvoir l’an dernier, Donald Trump a promis de se venger de ceux qu’il considère être ses ennemis. Voici les principales cibles de cette campagne de représailles, menée par le département américain de la Justice, qui s’est accélérée cette semaine et dans les derniers mois.
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1- E. Jean Carroll, une victime de Trump
Les procureurs du département américain de la Justice ont ouvert mercredi une enquête pénale contre l’ancienne chroniqueuse du magazine Elle qui a accusé Donald Trump de l’avoir agressée sexuellement dans un grand magasin de New York dans les années 90.
E. Jean Carroll s’est vu accorder 5 millions de dollars en 2023 par un jury qui a déterminé que Donald Trump était responsable dans cette affaire.
Elle a ensuite remporté une deuxième action pour diffamation engagée contre le milliardaire après qu’il a nié publiquement l’agression sexuelle. Une cour d’appel fédérale a confirmé le verdict en septembre dernier, condamnant Donald Trump à verser 83,3 millions $ à la plaignante.
Le gouvernement américain a lancé une nouvelle offensive contre elle mercredi, accusant E. Jean Carroll d’avoir menti sous serment lors de ces audiences. Les procureurs affirment que la plaignante s’est notamment parjurée en 2022 lors d’une déclaration dans laquelle elle a affirmé n’avoir reçu aucune aide financière extérieure pour soutenir ses démarches judiciaires.
Certains de ses frais auraient toutefois été pris en charge par le milliardaire Reid Hoffman, qui a souvent critiqué Trump, selon plusieurs grands médias américains.
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2- James Comey, l’ancien directeur du FBI
James Comey a été congédié de son poste de directeur de la police fédérale par Donald Trump en 2017.
Le chef de la police était alors à la tête de l’enquête qui visait à déterminer si la Russie avait aidé Donald Trump à être élu président en s’immisçant dans la campagne présidentielle de 2016.
Après avoir échoué à faire inculper James Comey pour des accusations de fausse déclaration et d’entrave au mois de septembre, le département de la Justice est revenu à la charge au mois d’avril. M. Comey a été accusé d’avoir menacé la vie du président en publiant une photo de coquillages contenant un message codé.
La photo en question, publiée par l’ancien policier le 12 mai, montre des coquillages assemblés de manière à composer les chiffres 86 47.
L’administration a affirmé que le chiffre « 86 » est utilisé comme un verbe signifiant l’action de tuer dans le langage populaire. Le chiffre « 47 » était quant à lui une référence directe à Donald Trump, le 47e président des États-Unis, selon la poursuite.
James Comey a cependant continué de clamer son innocence et a accusé le président d’instrumentaliser la Justice pour se venger, rappelant que Donald Trump a publiquement demandé que des poursuites soient entamées contre lui.
3- Letitia James, procureure générale de New York
Letitia James et Donald Trump ont été engagés dans plusieurs batailles judiciaires dans les dernières années.
La procureure générale de New York a lancé des poursuites civiles contre le président, certains de ses enfants et la Trump Organization pour une série de fraudes financières.
Donald Trump a écopé d’une amende de plus de 350 millions de dollars américains dans cette affaire. Cette décision a toutefois été annulée par une cour d’appel au mois d’août 2025.
Comme il l’a fait avec James Comey, Donald Trump a ensuite publiquement demandé à la procureure générale de l’époque, Pam Bondi, de poursuivre Letitia James.
Elle a finalement été mise en accusation au mois d’octobre pour fraude bancaire et fausse déclaration en lien avec un prêt immobilier. Cette poursuite a été rejetée par une juge en novembre.
— Avec le New York Times et l’AFP
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