Le groupe Emirates, basé à Dubaï et propriétaire de la plus grande compagnie aérienne au Moyen-Orient, a annoncé jeudi un bénéfice annuel net en hausse de 3 %, à 5,7 milliards de dollars, malgré la guerre du Moyen-Orient.
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Durant les onze premiers mois de l’exercice fiscal (d’avril à mars), avant que le trafic à l’aéroport de Dubaï ne soit fortement perturbé par le conflit, « la situation du groupe était très positive », a indiqué son président le PDG d’Emirates, cheikh Ahmed ben Saeed Al Maktoum, dans un communiqué.
« Bien que nous fonctionnions encore avec une capacité passagers inférieure à celle d’avant la perturbation, les opérations de fret ont augmenté », a-t-il ajouté.
L’aéroport de Dubaï, ville la plus peuplée des Émirats arabes unis, a été visé à plusieurs reprises par les frappes iraniennes en réponse à l’offensive israélo-américaine lancée le 28 février contre l’Iran.
Alors que les vols ont subi de grosses perturbations les premiers jours du conflit, ils ont progressivement repris, mais le trafic reste limité malgré l’entrée en vigueur d’une trêve le 8 avril.
« Au 31 mars, Emirates exploitait 58 % de sa capacité passagers et avait rétabli 122 destinations dans 65 pays », a indiqué son patron.
Sur l’ensemble de l’exercice, les profits du groupe avant impôt sur les sociétés - qui est passé de 9 à 15 % cette année - ont augmenté de 7 %, à un niveau record de 6,6 milliards de dollars.
À elle seule, la compagnie aérienne Emirates a réalisé un bénéfice brut de 6,2 milliards de dollars, également en hausse de 7 % sur un an, malgré une baisse du nombre de passagers de 1 % en rythme annuel, à 53,2 millions.
Dnata, une autre entreprise du groupe qui fournit des services aéroportuaires, a enregistré pour sa part 437 millions de dollars de profits avant impôts, en hausse de 2 %.
Le nombre de voyageurs à l’aéroport de Dubaï, qui était avant la guerre le deuxième au monde en termes de passagers, s’est effondré de 66 % en mars sur un an, selon des statistiques officielles.
Les Émirats ont affirmé cette semaine avoir subi de nouvelles attaques iraniennes - allégations démenties par Téhéran - malgré le cessez-le-feu, tandis que le blocage iranien du détroit d’Ormuz, par lequel transite en temps normal un cinquième des hydrocarbures mondiales, a fait flamber les cours.
« Nous espérons une résolution claire des hostilités bientôt, ainsi qu’un retour à la stabilité des marchés », a dit cheikh Ahmed ben Saeed Al Maktoum.
« Concernant l’approvisionnement en carburant, Emirates est bien couverte jusqu’en 2028-2029 ; et nous avons travaillé avec nos fournisseurs pour garantir les volumes nécessaires pour soutenir nos opérations actuelles et notre retour aux niveaux d’avant les perturbations », a-t-il assuré.
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