Le chef du Parti Québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, a confirmé, lundi, qu’il fera une demande pour obtenir une cote de sécurité si son parti accède au pouvoir, le 5 octobre prochain.
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Selon les informations du gouvernement fédéral, cette attestation permet d’accéder à des « renseignements, des biens ou des lieux de travail sensibles ou classifiés au sein d’organismes gouvernementaux ou de la fonction publique ».
En entrevue à l’émission Le Bilan, lundi soir, M. Plamondon s’est fait demander par l’animateur Paul Larocque s’il allait demander une cote de sécurité s’il remporte les élections provinciales.
« Bien évidemment, a-t-il répondu. Il y a des choses, qu’il faut absolument faire dans un gouvernement, qui va de soi ».
Plusieurs cotes existent, allant du niveau de fiabilité au niveau très secret. Le chef péquiste n’a pas précisé pour laquelle il ferait une demande.
« En toute vraisemblance, évidemment [...] que je vais demander à la Sûreté du Québec puis au ministère qui touche la sécurité publique de me donner toutes les mesures pour qu’on soit les plus solides possibles », a-t-il affirmé.
« Si un premier ministre veut veiller à la sécurité de sa nation, il doit avoir accès à l’information puis ce n’est pas acceptable qu’un premier ministre dise : “Je n’avais pas l’information”, alors que potentiellement il y avait des enjeux de sécurité pour le processus démocratique », a ajouté M. Plamondon.
Des lacunes à la CAQ ?
Cette déclaration survient après que la première ministre sortante, Christine Fréchette, a déclaré, vendredi dernier, que des informations avaient « coulé » sur une possible ingérence américaine pour favoriser l’élection du PQ, afin de « déstabiliser le Canada », avait rapporté le Journal.
Or, la CAQ avait cette information depuis de nombreux jours, et a décidé d’en informer les journalistes au lieu des services secrets, avait rapporté Radio-Canada, dimanche.
Mme Fréchette, au pouvoir depuis avril dernier, n’avait d’ailleurs pas cette cote de sécurité, avait estimé l’analyste Emmanuelle Latraverse sur les ondes de LCN, vendredi.
« Il y a peut-être eu des lacunes de ce côté-là du côté de la CAQ », a souligné le chef péquiste.
Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.
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