Risques d’ingérence étrangère: Paul St-Pierre Plamondon demandera «évidemment» une cote de sécurité s’il est élu

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Le chef du Parti Québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, a confirmé, lundi, qu’il fera une demande pour obtenir une cote de sécurité si son parti accède au pouvoir, le 5 octobre prochain.

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Selon les informations du gouvernement fédéral, cette attestation permet d’accéder à des « renseignements, des biens ou des lieux de travail sensibles ou classifiés au sein d’organismes gouvernementaux ou de la fonction publique ».

En entrevue à l’émission Le Bilan, lundi soir, M. Plamondon s’est fait demander par l’animateur Paul Larocque s’il allait demander une cote de sécurité s’il remporte les élections provinciales.

« Bien évidemment, a-t-il répondu. Il y a des choses, qu’il faut absolument faire dans un gouvernement, qui va de soi ».

Le chef du Parti Québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, dans les studios de LCN, le 28 septembre 2026.

Le chef du Parti Québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, dans les studios de LCN, le 28 septembre 2026. Capture d'écran / LCN

Plusieurs cotes existent, allant du niveau de fiabilité au niveau très secret. Le chef péquiste n’a pas précisé pour laquelle il ferait une demande.

« En toute vraisemblance, évidemment [...] que je vais demander à la Sûreté du Québec puis au ministère qui touche la sécurité publique de me donner toutes les mesures pour qu’on soit les plus solides possibles », a-t-il affirmé.

« Si un premier ministre veut veiller à la sécurité de sa nation, il doit avoir accès à l’information puis ce n’est pas acceptable qu’un premier ministre dise : “Je n’avais pas l’information”, alors que potentiellement il y avait des enjeux de sécurité pour le processus démocratique », a ajouté M. Plamondon.

Des lacunes à la CAQ ?

Cette déclaration survient après que la première ministre sortante, Christine Fréchette, a déclaré, vendredi dernier, que des informations avaient « coulé » sur une possible ingérence américaine pour favoriser l’élection du PQ, afin de « déstabiliser le Canada », avait rapporté le Journal.

Or, la CAQ avait cette information depuis de nombreux jours, et a décidé d’en informer les journalistes au lieu des services secrets, avait rapporté Radio-Canada, dimanche.

Mme Fréchette, au pouvoir depuis avril dernier, n’avait d’ailleurs pas cette cote de sécurité, avait estimé l’analyste Emmanuelle Latraverse sur les ondes de LCN, vendredi.

« Il y a peut-être eu des lacunes de ce côté-là du côté de la CAQ », a souligné le chef péquiste.

Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.

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