Québec mise sur la même recette que lors de la pandémie pour aider ses entreprises

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Six ans après la crise sanitaire causée par la pandémie de COVID-19, le gouvernement du Québec souhaite utiliser la même recette pour affronter les effets de la guerre commerciale de Donald Trump sur les entreprises de la province.

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Les nouveaux droits de douane de 50 % entrés en vigueur dimanche vont toucher 7,7 milliards de dollars de produits et environ 9 % des exportations du Québec vers les États-Unis.

« Est-ce qu’on peut se partager cette facture-là ? Honnêtement, ça va être extrêmement difficile. À 50 % de tarifs, dans certains secteurs, c’est impossible de pouvoir le faire. Alors, ce seront des moments extrêmement difficiles au niveau de l’emploi et au niveau des travailleurs », a déclaré le ministre des Affaires municipales, Samuel Poulin, en entrevue à LCN.

« Avec Donald Trump, on en a encore pour des années d’instabilité économique [...] On va vivre dans un monde de guerre tarifaire dans les prochaines années », a-t-il ajouté.

Afin de soutenir ses entreprises, le gouvernement Fréchette a annoncé samedi deux programmes de prêts spéciaux pour les entreprises des secteurs manufacturier et primaire, ainsi que pour les PME ayant un chiffre d’affaires entre un million $ et deux millions $.

Ces programmes d’aide prévoient notamment un moratoire sur le remboursement du capital.

« Ce sont des formules éprouvées, des prêts [...] qui permettent de stabiliser la chaîne d’approvisionnement, qui permettent d’avoir de la liquidité en attendant de s’entendre avec les Américains sur le partage de la facture, qui permettent de conserver des ressources humaines pendant une période, une certaine période lorsque nous avons des comptes à recevoir », soutient le ministre Poulin.

« C’est une formule qui a fonctionné dans le passé. Pendant la crise sanitaire, 94 % des entreprises chez nous ont remboursé ce prêt-là et ça a fonctionné parce que ça a permis de maintenir nos parcs industriels, nos petites et moyennes entreprises », ajoute-t-il.

Samuel Poulin, ministre des Affaires municipales, 23 août 2026

Samuel Poulin, ministre des Affaires municipales, 23 août 2026 Capture d'écran LCN

Achat local

Le gouvernement du Québec compte sur ses prêts pour permettre à ses entreprises de résister aussi à l’impact des contre-tarifs canadiens qui feront grimper leur facture.

Plusieurs compagnies québécoises dépendent de leurs fournisseurs américains, rappelle Samuel Poulin.

Comme en 2020, Québec invite d’ailleurs les consommateurs à privilégier l’achat local afin de donner un coup de pouce aux entreprises d’ici.

« Ce n’est pas toujours de dépenser plus, mais de dépenser différemment. Si chacun aménage 25 dollars par mois ou par semaine dans l’achat local, que ce soit l’épicerie ou dans l’achat de biens, ça a un impact direct sur notre économie, sur les chaînes d’approvisionnement. Ça permet à des entreprises d’avoir des revenus supplémentaires, d’avoir des commerces qui commandent davantage chez eux », soutient le ministre des Affaires municipales.

Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.

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