Quatre policiers blanchis pour une intervention qui s’est terminée en tentative de meurtre

1 day ago 6

Quatre policiers du SPVQ intervenus le soir où un homme de Québec a tenté de tuer une ex-conjointe en mai 2022 ont été blanchis des soupçons d’erreurs qui pesaient sur eux. Les agents avaient libéré Michel Boucher sous promesse de comparaître avant que l’individu ne revienne poignarder sa victime quelques heures plus tard.

• À lire aussi : 15 ans de taule pour avoir voulu tuer une ex

La décision du Tribunal administratif de déontologie policière conclut que les agents n’ont pas manqué à leurs obligations dans la nuit du 2 au 3 mai 2022 lors d’une intervention pour désordre familial.

Les agents ont procédé ce soir-là à l’arrestation de Michel Boucher pour voies de fait sur une partenaire intime qui le sommait de quitter son appartement. La femme hébergeait Boucher, une vieille connaissance, depuis quelque temps et une relation s’était développée entre les deux.

Or, le soir du drame, Boucher refusait de partir et la femme a dû appeler les policiers. Deux patrouilleurs, un sergent et un lieutenant, sont intervenus sur place.

Preuve déposée au tribunal

Pouvoir discrétionnaire

N’ayant pas de motifs pour détenir Boucher, les agents le relâchent sous promesse de comparaître pour voies de fait et le placent dans un taxi, sommant le chauffeur de le reconduire chez son père.

Sauf que pendant qu’ils remplissent la déclaration de la victime, le délinquant la contacte par texto et appel vocal. Là encore, les policiers avisent Boucher de la laisser tranquille et l’informent du dépôt à venir d’accusations de bris d’ordonnance de mise en liberté.

Les policiers sont ensuite partis en s’assurant que la porte était verrouillée.

Plus tard dans la nuit, ils ont toutefois appris avec effroi sur les ondes radio que la femme avait été poignardée au thorax. Michel Boucher a été arrêté et plus tard condamné à 15 ans de détention pour la tentative de meurtre.

Le couteau ayant servi à Michel Boucher pour attaquer son ancienne compagne.

Le couteau ayant servi à Michel Boucher pour attaquer son ancienne compagne. Preuve déposée au tribunal

Dans sa décision rendue en août, mais publiée récemment, le Tribunal administratif de déontologie policière conclut que les agents n’ont pas erré en concluant ne pas avoir les motifs pour détenir Boucher, et ce, même après le bris d’ordonnance. La juge administrative Isabelle Côté soutient que les agents ont usé de leur pouvoir discrétionnaire après concertation et que ceux-ci ne pouvaient extrapoler les craintes de la plaignante, qui leur aurait dit ne pas craindre pour sa sécurité, selon la décision.

Pas terminé

C’est donc dire que les agents ont été blanchis par l’investigation du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI), chargé de voir si un acte criminel avait été commis dans leur intervention, ainsi qu’en déontologie.

Il restera maintenant à la Cour supérieure à entendre le dossier puisque la victime poursuit la Ville de Québec, et par la bande, son service de police, pour 700 000 $. Dans sa requête, la femme accuse les agents d’avoir minimisé les risques pour sa sécurité alors que Boucher brisait les conditions tout juste imposées sous leurs yeux.

« N’eût été ces fautes, cette agression ne serait jamais survenue », soutient la poursuite civile.

Dans sa décision sur la peine à imposer au contrevenant, le juge Jean Asselin avait souligné que les crimes de l’homme « choquent la conscience », rappelant les séquelles graves de la victime, dont un trouble de stress post-traumatique important.

*** Disclaimer: This Article is auto-aggregated by a Rss Api Program and has not been created or edited by Bdtype.

(Note: This is an unedited and auto-generated story from Syndicated News Rss Api. News.bdtype.com Staff may not have modified or edited the content body.

Please visit the Source Website that deserves the credit and responsibility for creating this content.)

Watch Live | Source Article