Quand les rendements de la Caisse pèsent sur les cotisants au Régime de rentes du Québec

1 week ago 11

Le Régime de rentes du Québec (RRQ) et le Régime de pensions du Canada (RPC) promettent des prestations similaires à la retraite, sauf que cotiser au RRQ coûte significativement plus cher. Ce n’est pas un hasard.

La raison est simple : La Caisse gère le portefeuille du RRQ, et ses rendements sont nettement inférieurs à ceux des gestionnaires du RPC. C’est là que se creuse l’écart et les Québécois paient la note.

À la lumière des rendements publiés au cours des 25 dernières années, le portefeuille du RRQ de base a rapporté un rendement annualisé de 6,84 %. Pendant la même période, celui du RPC de base a réalisé un rendement de 7,94 %.

Vu les montants considérables en jeu, le RRQ aurait pu accumuler des dizaines de milliards de revenus de placement supplémentaires s’il avait fait croître son portefeuille au même rythme que celui du RPC.

L’écart de cotisation

Dès janvier prochain, le taux de cotisation au régime de base du RPC passera à 9,5 %, contre 10,6 % au RRQ. Un écart considérable qui se traduit concrètement par des centaines de dollars supplémentaires à débourser pour obtenir des prestations de retraite équivalentes à celles du RPC.

Au Québec, les cotisations au RRQ sont toujours plus élevées qu’ailleurs au Canada. Par exemple, pour un salaire cotisable de 71 100 $, l’employé et son employeur paient ensemble 7537 $, soit 782 $ de plus que ce qui est versé au RPC. Pour un salaire cotisable de 51 500 $, la différence est de 567 $. Peu importe le salaire cotisable, cotiser au RRQ coûte environ 11,6 % de plus que cotiser au RPC.

Pourquoi cet écart ?

Pour qu’un régime de retraite reste capable de payer les prestations promises sur le long terme, des experts en calcul actuariel déterminent un taux de cotisation minimal (appelé taux d’équilibre). Pour le Régime de rentes du Québec (RRQ) de base, ce seuil est fixé à 10,47 % des revenus assurables. Pour le Régime de pensions du Canada (RPC), il est de 9,23 %.

Ce qui est frappant, c’est que cet écart correspond presque exactement à la différence de rendement entre les placements du RRQ et ceux du RPC. En clair : si le RRQ avait obtenu les mêmes résultats financiers que le RPC, les Québécois n’auraient pas à payer sensiblement plus que le reste des Canadiens.

Pérennité oblige

Selon le Bureau du ministre Eric Girard, réduire le taux de cotisation en bas du taux d’équilibre mettrait en péril la santé financière à long terme du régime de base du RRQ.

En tant que ministre responsable du RRQ et de La Caisse, Eric Girard devrait nous expliquer ce qu’il entend faire pour remédier à la situation.

Rattraper la performance à long terme du RPC est d’autant important qu’il y a 163 G$ d’actifs à gérer dans le RRQ, le bas de laine des Québécois.

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