Quand Jacques Doucet et Claude Raymond s’étaient rencontrés aux quilles...

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On pourrait facilement croire que la toute première rencontre entre Jacques Doucet et Claude Raymond a eu lieu sur un monticule, dans les gradins d’un stade ou dans un studio. C’est plutôt dans une allée de quilles que les deux partenaires radiophoniques de longue date se sont connus.

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Raymond, ancien lanceur des ligues majeures de 1959 à 1971, se débrouillait aussi plutôt bien avec une boule à la main.

Pour sa part, avant de devenir la voix du baseball au Québec, Doucet a été journaliste à La Presse Canadienne et à La Presse.

Sur cette photo, on voit Jacques Doucet s’adonnant vraisemblablement à une partie de mini-golf dans un bureau avec son comparse Claude Raymond.

Sur cette photo, on voit Jacques Doucet s’adonnant vraisemblablement à une partie de mini-golf dans un bureau avec son comparse Claude Raymond. Photo d'archives, Le Journal

Si bien que quand Raymond a été repêché par les White Sox de Chicago en 1958, Doucet a été intéressé à raconter son histoire.

« On se connaît depuis le 1er décembre 1958. Il était venu me rencontrer pour une entrevue à Saint-Jean, où je jouais dans une ligue de quilles. Entre deux carreaux, il me posait des questions et j’ai sorti la meilleure game de ma vie aux grosses quilles. Il était bien impressionné de ça et on s’est retrouvés avec les Expos plus tard », s’est remémoré Raymond avec émotion.

Deux inséparables

C’était le début d’une longue relation professionnelle et personnelle entre les deux mordus de baseball, qui ont ensuite décrit ensemble les matchs des Expos sur les ondes de CKAC, de 1973 à 1985.

« Son décès, c’est assommant, même si on s’y attendait. J’étais toujours en communication avec lui, mais depuis un an, il y avait moins de contacts. Quand ça arrive, tu ne veux quand même pas y croire », a constaté Raymond.

Sur la route, les deux inséparables compères ont trimé dur, tout en se permettant à quelques reprises de faire les 400 coups ensemble.

« On jouait au racquetball ou au tennis ensemble. On se donnait des volées et on avait du fun. On allait manger, on allait au bar, on passait plus de temps ensemble qu’avec nos familles. On a bu bien du scotch, bien du cognac et bien du vin ensemble, mais on ne s’est jamais chicanés. Faut le faire, quand même ! » a fièrement souligné l’ancien artilleur.

Le petit monde du baseball québécois a la vie dure depuis le début de 2026, avec les décès de Jacques Doucet et Rodger Brulotte.

« Je perds un frère. Quand un joueur de baseball ou quelqu’un qui a travaillé dans le baseball nous quitte, je perds chaque fois un membre de ma famille », s’est désolé Raymond.

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