Quand j’achète des sacs de plastique, je me sens complètement ridicule

1 week ago 15

Cela m’arrive une fois ou deux par année, selon les besoins. Je me sens complètement ridicule. Je me sens ridicule parce que j’achète un rouleau de sacs de plastique. À 8,99 $ cette semaine. C’est le prix exact que j’ai dû payer pour un rouleau de sacs blancs, des sacs qu’on insère dans une poubelle.

Voilà qui pourrait paraître bizarre à un habitant d’une autre planète qui débarquerait chez nous. Le supermarché a parfaitement le droit de me vendre un bien qu’il serait illégal de me donner. Il me vend un rouleau de sacs, très bien, cela respecte la loi. Il me donnerait un sac blanc semblable à la caisse pour rapporter mes achats ? Illégal. Prohibé.

Oui le fait de le donner est devenu illégal parce que tous les niveaux de gouvernement se sont donné la main au nom de l’environnement. Le fédéral a voté une politique sur les plastiques à usage unique, et la plupart de nos villes ont imposé des règlements anti-sacs. C’est à qui serait le plus vert, au risque d’en oublier la logique.

Je reviens à mon magasinage. Vous imaginez le côté ubuesque de la scène. Je sors de l’épicerie avec mon rouleau de sacs acheté trop cher... bien déposé dans un sac réutilisable. Citoyen exemplaire, le bon Mario. Acclamez, foule en liesse, ce geste noble pour l’environnement ! C’est tellement cave, ça me donne mal à la tête quand j’y pense.

Les sacs réutilisables

Parce que le sac dit réutilisable est devenu le nouveau héros, le symbole des efforts pour sauver la planète. Là-dessus aussi, j’ai une réflexion et je me demande combien parmi nos sages décideurs ont pris la peine d’étudier le cas.

En fin de semaine, j’ai fait du ménage du printemps. Garage, auto, garde-robes, un peu partout il traînait des super sacs réutilisables. Des dizaines, certains achetés à l’épicerie, d’autres donnés lors de promotions. Des sacs de magasins de souliers, d’autres de boutiques spécialisées, de magasins de déco, d’électronique ou de grandes surfaces.

J’en ai mis plusieurs aux ordures. Décousus, souillés, la poignée arrachée, ces sacs supposément réutilisables ne l’étaient plus vraiment. Il faut avoir à l’esprit qu’en termes de quantité de matière à envoyer au dépotoir, un sac réutilisable représente l’équivalent d’une vingtaine de sacs de plastique très minces.

Au dépotoir !

Au Québec, la plupart des sacs réutilisables sont faits de polypropylène, donc sont non recyclables. Ils doivent être jetés aux vidanges. Les scientifiques le disent : si le sac n’est pas utilisé au moins une cinquantaine de fois, il aura été pire pour l’environnement que les vilains petits sacs de plastique de jadis.

La question se pose : pourquoi nos villes et nos gouvernements ne font pas des études précises et poussées là-dessus ? Combien de fois les sacs réutilisables sont-ils vraiment réutilisés ? Représentent-ils un progrès ou une source de pollution pire encore ?

Lorsqu’on prétend agir au nom de la science, il faut aller au bout de son raisonnement.

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