Dépression, angoisse, anxiété, sentiment de solitude, surconsommation de drogues et de médicaments...
Pourquoi la santé mentale des Occidentaux va aussi mal ?
Deux chercheurs français, le politologue Jérôme Fourquet et le psychanalyste Ruben Rabinovich, se sont penchés sur la question.
Dans le livre Homo Occidentalis, qui vient de paraître en librairie, ils essaient d’expliquer pourquoi les Occidentaux sont aussi déboussolés.
L’une de leurs explications : la plupart des règles qui encadraient les sociétés occidentales ont sauté, et devant cette infinie de possibilités, l’homme moderne est pris d’un vertige.
DE VERTICAL À HORIZONTAL
Je vous entends dire : mais c’est bien que les règles strictes qui tenaient les individus dans une sorte de carcan aient sauté ! Vive la liberté, non ?
Eh bien selon ces deux chercheurs, trop de liberté, c’est comme pas assez. L’être humain a besoin de limites.
Il suffit de regarder les enfants pour le comprendre. Un enfant qui est élevé dans une liberté absolue, sans règles ni cadres, deviendra anxieux. Comme dit l’adage, « les règles ne sont pas là pour brimer l’enfant, mais pour lui apprendre le respect de soi, des autres et de son environnement. Offrir un cadre à un enfant, c’est délimiter un terrain de jeu. Plus le cadre est clair, plus l’enfant est libre d’explorer à l’intérieur en toute confiance... »
Selon Fourquet et Rabinovich, avant, nos sociétés avaient une structure verticale. En haut, le président, le patron, le maître, le parent. En bas, les citoyens, les employés, les élèves, les enfants.
Aujourd’hui, on a remplacé la verticalité par l’horizontalité.
Tout le monde est sur le même pied d’égalité.
L’élève est l’égal du prof. Le parent est l’ami de son enfant. Le policier n’est qu’un simple citoyen comme les autres. Et le PM d’un pays n’a pas plus de pouvoir qu’un chef syndical ou que le président d’une corporation professionnelle.
Là encore, des gens pourraient dire : « Et alors ? Vous ne voulez tout de même pas revenir à l’époque où les parents battaient leurs enfants et où les patrons criaient après leur employés ! »
Bien sûr que non, disent les deux auteurs.
Mais l’autorité n’est pas que toxique.
Ce n’est pas être réactionnaire que de dire qu’en général, les profs savent plus de choses que leurs élèves et que les parents ont plus d’expérience que les enfants.
LA CRISPATION IDENTITAIRE
On est passé, disent Fourquet et Rabinovich, d’une société trop verticale à une société trop horizontale.
D’un extrême à l’autre.
Avec le résultat que les gens se sentent perdus.
La collectivité a foutu le camp au profit de l’individu, qui règne en maître et qui ne veut plus de limites à ses désirs.
Pas étonnant qu’on assiste à une crise dans le monde du travail. Le travail, c’est restrictif. On a un horaire, des évaluations, des supérieurs. On doit rendre des comptes.
Alors que le loisir, c’est la liberté. On s’amuse, on fait ce qu’on veut quand on le veut.
L’homme occidental n’a plus d’ancrage, de repères, de racines.
Pourquoi le communautarisme a le vent dans les voiles ? Parce que l’être humain a besoin de se raccrocher à quelque chose. Pour certains, ça sera leur race. Pour d’autres, leur religion ou leur orientation sexuelle.
D’un côté, le vide, un monde sans structure ni interdits. De l’autre, la crispation identitaire.
Et entre les deux, des citoyens de plus en plus anxieux, inquiets et angoissés.
Belle époque...
UN PEU DE DÉCENCE !
Alors que son parti mourait la bouche ouverte, l’ex-ministre caquiste Mathieu Lacombe est allé fêter la victoire du PQ avec les troupes de PSPP.
« Oui, mais il est souverainiste », on dit certains observateurs.
S’il est souverainiste, pourquoi n’était-il pas avec le PQ quand le parti traversait le désert ? Parce que le PQ était en bas des sondages.
Et pourquoi courtise-t-il le PQ maintenant ? Parce que le PQ est au pouvoir.
Monsieur Lacombe semble plus opportuniste que souverainiste...
UN « GÉNOCIDE » DES GROS ?
Nouvelle lubie des complotistes : l’Ozempic serait un instrument créé pour permettre aux « fascistes de l’uniformité corporelle » de faire disparaître les gros !
Lors d’une réunon des « forces socialistes » qui s’est déroulée à Chicago le mois dernier, un militant « anarcho-communiste trans » a dit que le célèbre médicament facilitant la perte de poids pave la voie à un « génocide des personnes qui s’écartent des critères traditionnels de beauté » !
Et on viserait surtout les Noirs car les Noirs ont tendance à être plus gros que les Blancs !
Votre médecin vous conseille de perdre du poids ? C’est un fasciste !
Non à Mister Roboto !
À la fin du mois, Styx viendra présenter trois spectacles au Québec.
Le groupe reprendra ses plus grands succès, dont Suite Madame Blue, Come Sail Away et l’ineffable Mister Roboto, sur les dangers de la technologie.
Pendant que les membres de Styx chanteront : « The problem is plain to see / Too much technology / Machines to save our lives / Machines dehumanize », aux États-Unis, une poignée d’entrepreneurs continueront d’investir des fortunes dans des gadgets qui transformeront de façon fondamentale la façon dont les êtres humains vivront et penseront.
Et qui va les encadrer ? Le gouvernement ? Non : eux-mêmes !
Trump a en effet décidé que les géants de l’IA qui vont « s’auto-réguler » ! Alors que la seule valeur qui les guide est la recherche du profit !
Même l’IA jugerait que c’est un mauvais deal...
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6 days ago
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