Si le Québec est si peu représenté dans les plus grandes séries du sport automobile depuis 15 ans, c’est aussi en raison des coûts astronomiques exigés pour une saison et le manque de commanditaires d’envergure.
Déjà exorbitant en karting, les coûts sont faramineux pour atteindre les séries de Formule 2000 ou de F3 vers la Indy Light aux États-Unis et les séries de F4, F3 et F2 menant à la F1 en Europe.
Justin Arseneau en sait quelque chose pour avoir cheminé par les échelons américains il y a quelques années à peine. Les saisons se chiffraient en centaines de milliers de dollars. Au bout du tunnel, de très nombreux appelés poivrant de l’argent en chemin pour une minuscule poignée d’élus atteignant la série suivante, à condition d’être soutenus par des millions de dollars.
Son rêve de la F1 a pris fin quand il a vu la réalité en face et tous les investissements que sa famille y a engloutis, a-t-il raconté en discussion avec Le Journal dans les locaux de iCar, à Mirabel.
Quasi nulles
« C’est évident que l’une des raisons expliquant que le Québec génère moins de pilotes, c’est le prix. Maintenant, ça coûte une fortune pour rouler dans les différentes séries. Si tu n’as pas des millions de dollars en support, tu ne peux quasiment pas t’y rendre. Je ne dis pas que les chances sont nulles, mais elles sont quasi nulles. Ce n’est vraiment pas évident », affirme Bertrand Godin qui a eu la chance de rouler dans la « filière » Player’s à l’époque.
Patrick Carpentier aussi. Heureux de sa longue carrière de près de 20 ans sur les circuits Indy et Nascar, entre autres, Carpentier a souvent été à la croisée des chemins financièrement.
Au volant d’un 4X4 dans la bouette ou un brin débiné sur la ligne des puits après une course en Californie, il raconte être tombé sur de généreux mécènes qui ont cru en lui. Jusqu’à ce qu’il accroche sa combinaison et son casque, justement pour une raison de commanditaires et d’argent.
En Europe
Lors de la semaine du Grand Prix du Canada en mai dernier, le fabricant allemand Mercedes a annoncé l’octroi d’une bourse de 50 000 $ au jeune pilote Alexis Baillargeon. L’adolescent de 14 ans s’envolera pour l’Europe afin de participer à des essais en F4.
Le jeune pilote québécois de karting Alexis Baillargeon est une étoile montante de la course automobile. En 2023, en plus de son titre à la Coupe de Montréal, il a entre autres remporté le championnat national ROTAX et l'importante course ROK Vegas. PHOTO FOURNIE PAR CODY SCHINDEL / CANADIANKARTINGNEWS.COM
Ilie Tristan Crisan, 14 ans et ancien protégé d’Alex Tagliani et sous contrat dans le programme d’Alpine, roule quant à lui en karting en Europe, notamment dans la série Champions of the Future.
Selon Carpentier, le rêve d’atteindre la grille en F1 passe par les séries d’Europe, afin que les pilotes se distinguent devant les recruteurs des écuries.
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3 days ago
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