Ouverture du FCVQ : nos politiciennes en vedette au grand écran et sur le tapis bleu

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De Pauline Marois à Marwah Rizqy, ce sont les politiciennes québécoises – et non les cinéastes et acteurs comme c’est l’usage – qui étaient les grandes vedettes de la soirée d’ouverture du 15e Festival de cinéma de la ville de Québec mercredi.

La projection du documentaire Un renversement, signé par la réalisatrice Amélie Hardy et consacré à la politique au féminin, a rassemblé au Théâtre Le Diamant, et son taps bleu, plusieurs femmes ayant marqué l’histoire politique du Québec, aux côtés de candidates et candidats de la région en vue des prochaines élections.

La réalisatrice Amélie Hardy.

La réalisatrice Amélie Hardy. Photo Pascal Huot/Agence QMI

La place des politiciennes à l’Assemblée nationale était au cœur des discussions. « Nous sommes très heureux de pouvoir donner une voix à celles qui ont travaillé fort pour permettre aux autres femmes de l’avoir », a déclaré le directeur général du FCVQ, Marc Gauthier.

Avant la projection, Louise Harel et Manon Massé ont témoigné des progrès qui ont été réalisés – et ceux qui restent à accomplir – pour les femmes en politique, en répondant aux questions de deux élèves du secondaire, Alice Giannangelo et Camille Brousseau.

Louise Harel et Manon Massé ont répondu aux questions d'Alice Giannangelo et Camille Brousseau, deux élèves du secondaire, sur la place des femmes en politique.

Louise Harel et Manon Massé ont répondu aux questions d'Alice Giannangelo et Camille Brousseau, deux élèves du secondaire, sur la place des femmes en politique. Photo Pascal Huot/Agence QMI

Mme Harel a rappelé qu’à son élection en 1981, elle faisait partie de la deuxième législature seulement à compter plus d’une femme et que pour aller aux toilettes, « il fallait aller chez les visiteuses. »

Renverser la tendance

Marwah Rizqy, qui quittera son siège en octobre, était heureuse d’avoir participé au tournage d’Un renversement et d’avoir pu mettre en lumière les défis auxquels font face les politiciennes.

« J’ai dit oui parce que j’y crois. Je pense qu’on est prêts à renverser la tendance, mais surtout, je veux qu’il y ait plus de femmes qui osent se présenter, en toute connaissance de cause. »

Photo Pascal Huot/Agence QMI

Elle ne craint pas que la montée du masculinisme fasse reculer les acquis aux femmes. « Il y a trop de voix de femmes fortes qui ont de la colonne au Québec. Et puis, on a aussi des hommes féministes. »

Les femmes changent les choses

Manon Massé a accepté de témoigner dans Un renversement notamment parce qu’elle avait apprécié un documentaire d’Amélie Hardy sur la transition de genre.

« J’ai zéro inquiétude qu’elle va faire ressortir l’essence de ce pourquoi la présence des femmes et des féministes en politique change les choses », a-t-elle confié avant de voir le film pour une première fois.

Photo Pas

L’ex-porte-parole de Québec Solidaire rêve du jour où la politique – ou plutôt la joute politique - ne sera plus un perpétuel champ de bataille.

« Pour moi, la politique c’est le vivre-ensemble, et le vivre-ensemble, c’est inévitablement se poser des questions, les bonnes, les vraies, et de chercher ensemble quelle est la meilleure réponse pour nos concitoyens et concitoyennes. On est très, très loin de ça. »

  • Le FCVQ se poursuit jusqu’à dimanche. Jeudi soir, le film Juste une illusion, d’Olivier Nakache et Eric Toledano, sera présenté au Diamant.

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