L’entente de principe conclue entre WestJet et le syndicat de ses agents de bord met fin au conflit de travail qui a débuté dimanche, mais il n’est pas certain que les employés vont l’approuver.
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Les membres du personnel de cabine représentés par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) doivent se prononcer au cours des prochains jours sur l’entente, dont les détails n’ont pas été dévoilés lundi matin.
« Je ne veux pas annoncer de mauvaises nouvelles, mais dans le transport aérien, les ententes de principe, au cours des dernières années, la plupart ont été rejetées », a expliqué Marc Ranger, ex-directeur québécois du SCFP, en entrevue à LCN.
Un rejet de l’entente ne voudrait pas pour autant dire que la grève reprendrait chez WestJet, précise l’ancien leader syndical.
Toujours le salaire
Dans plusieurs accords de principe conclus dans le passé entre des compagnies aériennes et leurs employés, une clause prévoyait que la question des salaires soit confiée à un tiers si l’entente était rejetée par les membres.
« La première chose que je vais regarder dans cette entente de principe, c’est : est-ce qu’il y a cette mécanique-là ? Parce qu’à Air Canada, l’année dernière, les 10 000 agents de bord ont rejeté à 99 % ce qui était présenté, mais le conflit a quand même été cessé parce que seule la question des salaires a été confiée à un tiers », explique Marc Ranger.
Gros coup de barre
Le fait que la partie patronale et le syndicat se soient entendu représente tout de même une avancée importante dans ce conflit de travail.
« Il faudra voir aussi toute la question du travail au sol non rémunéré, qui était une question où il s’est dit beaucoup de choses. Il y a un système de compensations pour ce travail-là, mais en même temps, WestJet proposait un nouveau modèle un peu avec des primes supplémentaires. Et ça, c’est un peu une approche différente de celle qu’il y a eue chez Air Canada. Et il faudra voir si cette offre-là, bien sûr, elle a été bonifiée, mais jusqu’à quelle hauteur ça aura été bonifié », souligne l’ex-directeur québécois du SCFP.
« Le grand défi avec WestJet, c’est que les agents de bord étaient les moins bien payés parmi les grandes compagnies aériennes au pays. Donc, WestJet savait qu’il y avait un gros coup de barre à donner, la pression était maximale », ajoute-t-il.
Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.
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1 week ago
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