Des Québécois se préparent au pire dans la ville mexicaine de Puerto Vallarta, qui pourrait subir des inondations majeures en raison de l’ouragan Simon.
« Si les gens ont répondu comme ça, c’est qu’ils ont peur », résume Line Lemieux, 67 ans.
La Québécoise qui vit à Puerto Vallarta depuis 13 ans observe que les rues de la ville très prisée des touristes sont désertes depuis samedi en fin de journée.
Ses habitants se préparent depuis jeudi notamment en placardant les fenêtres.
« Jeudi après-midi, déjà, les restaurants avaient retiré leurs chaises et leurs tables. Un des restaurants favoris des Québécois était fermé », rapporte-t-elle.
« Inondations potentiellement mortelles »
L’ouragan Simon, passé en catégorie 4 sur 5 samedi, longeait la côte ouest du Mexique en se déplaçant vers le nord dans l’océan Pacifique.
Si les probabilités qu’il touche terre diminuaient dimanche soir, les impacts qu’il devrait entraîner demeuraient importants, notamment des précipitations pouvant atteindre 76 cm, selon le Centre national américain des ouragans (NHC).
« Ces pluies provoqueront des inondations potentiellement mortelles et des glissements de terrain, ou aggraveront les inondations en cours, notamment dans les zones de terrain escarpé », a indiqué le NHC.
À Puerto Vallarta, située à flanc de montagne, c’est le spectre des inondations causées par les pluies qui inquiète particulièrement.
« Les rivières peuvent déborder. Pour l’avoir vécu plusieurs fois, c’est assez incroyable », explique Line Lemieux.
Steve Forget, qui possède un condo en bordure de mer, abonde dans le même sens.
« Il y a plein de zones qui vont être inondées. Oui, l’ouragan s’éloigne, mais il avance très tranquillement, donc on va avoir de l’eau et du vent longtemps », estime-t-il.
Propriété vulnérable
M. Forget, au Québec actuellement, a senti l’inquiétude monter dans les derniers jours pour sa propriété qu’il gère et loue à distance.
« Il y a 36 heures, l’ouragan s’en venait dans notre gueule littéralement. On a commencé à être bien stressés. »
Il a pris la décision de faire placarder ses fenêtres. Il se réjouit aujourd’hui d’avoir assuré le condo contre de tels événements météorologiques pour 3000 $ de plus par année.
« L’an passé, un autre ouragan était à 300 km des côtes et les vagues étaient tellement intenses que les vagues tapaient dans le mur face à la mer », se souvient-il.
De son côté, Line Lemieux affirme être dans une propriété sécuritaire. Elle se prépare à passer les prochains jours à la maison, après avoir fait des provisions de nourriture.
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5 days ago
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