Les Perséides n’ont pas dit leur dernier mot. La nuit de jeudi sera plus favorable à leur observation comme les prévisions météorologiques annoncent un ciel sans nuage, et ce, même si la pluie de météores a atteint son paroxysme dans la nuit du 12 au 13 août.
• À lire aussi : Chasser l’éclipse jusqu’en Espagne : « Quand on en a vu une, on veut toutes les voir ! »
• À lire aussi : EN IMAGES | Une partie de l’Europe plongée dans le noir durant l’éclipse totale de soleil
Mercredi soir, vers 22 heures, le spectacle était à son maximum d’intensité. Jusqu’à 100 étoiles filantes par heure ont pu être observées par endroits dans les conditions idéales : un ciel dégagé, sans pollution lumineuse et une nouvelle lune.
Le 12 août correspondait bel et bien à la nouvelle lune. Pendant cette phase du cycle lunaire, la Lune se trouve directement entre la Terre et le Soleil. Elle est invisible dans le ciel nocturne.
« Hier soir, la météo n’était pas favorable partout », précise le coordonnateur d’activités scientifiques au Planétarium de Montréal, Loïc Quesnel.
« Elle s’annonce largement meilleure à Montréal jeudi. On observera plus d’étoiles filantes, car les nuages ne seront pas de la partie », ajoute-t-il.
Pour les astronomes amateurs, donc, le meilleur reste à venir.
Les nuits du 13 au 15 août seront les plus propices afin d’observer les météores, comme elles s’annoncent sans nuage.
C’est quoi, les Perséides ?
Le phénomène des Perséides se déroule chaque année au mois d’août. Entre 60 et 100 étoiles filantes peuvent être aperçues à chaque heure, en moyenne.
« La terre, dans son orbite autour du soleil, passe dans un essaim de débris rocheux laissés par la comète Swift-Tuttle. On a l’impression de recevoir une pluie de météores, mais c’est plutôt nous qui passons à travers », explique Loïc Quesnel.
La taille de ces débris est comprise entre celle d’un grain de sable et celle d’un pois chiche.
« Ils sont minuscules, donc la lumière n’est pas très puissante. C’est pourquoi la pollution lumineuse nuit autant à l’observation des étoiles filantes », ajoute le coordonnateur au Planétarium.
• À lire aussi : « Tout le monde espère en voir une » : est-ce que les tornades sont plus fréquentes au Québec ?
Malgré l’éclairage incessant de la ville, il est tout de même possible d’en voir une dizaine de météores à l’heure dans les conditions parfaites.
« Il faut éviter d’avoir de la lumière directement dans les yeux. Je conseille de privilégier les parcs, loin des lampadaires et des stades de baseball, où l’horizon est plus dégagé », conclut Loïc Quesnel.
.png)
1 week ago
8
















Bengali (BD) ·
English (US) ·