Bonne chance pour trouver un logement qui accepte les animaux ! Présentement, moins de la moitié des endroits offerts permettent les compagnons domestiques, démontre une recherche réalisée par la firme Léger.
La firme a évalué 199 annonces d’appartements à louer, entre le 9 mars et le 3 avril derniers, pour le compte de la SPCA. Les locateurs ont ensuite été contactés de façon standardisée pour obtenir les informations.
Sur l’échantillon, seulement 17 % des propriétaires permettaient les chiens, les chats et autres petites bêtes sans condition. D’autres acceptaient uniquement les chats ou les chiens de petite taille, pour un total de 44 % de logements offerts aux amis des animaux.
Autrement dit, à l’échelle du Québec, 56 % des propriétaires refusent d’emblée les locataires avec un compagnon domestique.
Abandons
« Ça vient vraiment confirmer ce qu’on voit sur le terrain depuis des années, affirme Me Sophie Gaillard, directrice de la défense des animaux à la SPCA de Montréal. [...] ça devient extrêmement difficile de se loger avec un animal. »
Son organisme demande aux partis politiques à Québec de s’engager à modifier la loi pour permettre la présence d’animaux dans les logements, comme c’est déjà le cas en Ontario et en France.
À Montréal, l’an dernier, 620 bêtes ont été laissées derrière lors d’un déménagement.
Du côté de la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ), on plaide plutôt pour le statu quo.
Son porte-parole, Éric Sansoucy, brandit un autre sondage Léger, réalisé l’automne dernier pour l’organisme Vivre en ville, où 69 % des 5506 locataires contactés disaient avoir le droit de posséder un animal.
Il s’agit toutefois des personnes déjà en logement plutôt que de nouvelles annonces sur le marché. De plus, la firme notait que le résultat était notamment influencé à la hausse par les gens vivant dans des institutions gouvernementales et des coopératives.
Quoi qu’il en soit, Éric Sansoucy maintient qu’un droit de regard est essentiel, puisque le propriétaire de l’immeuble est souvent le premier visé par la poursuite d’un voisin mécontent, même si la loi prévoit que le maître est ultimement responsable des préjudices causés par son animal.
Le proprio doit ainsi se défendre dans un premier temps, puis se retourner vers le locataire fautif dans l’espoir d’être remboursé, illustre le porte-parole de la CORPIQ.
Devant les tribunaux
La question pourrait bientôt être tranchée par les tribunaux, alors que le propriétaire dans la cause Desjardins c. Amillis a demandé la permission d’en appeler devant la Cour du Québec.
En mars dernier, le Tribunal administratif du logement (TAL) avait causé la surprise en annulant la clause d’un bail qui interdisait la garde d’un chien, puisque celle-ci serait contraire à la charte québécoise des droits de la personne.
Le gouvernement caquiste avait alors maintenu la législation en vigueur, mais un jugement de la Cour du Québec serait difficile à ignorer, croit la SPCA. « Il y aurait alors un effet de précédent qui lierait le TAL », estime Me Sophie Gaillard.
Vous avez des informations à nous communiquer à propos de cette histoire?
Écrivez-nous à l'adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.
.png)
1 week ago
19


















Bengali (BD) ·
English (US) ·