Les vieux de la vieille : Après 43 ans, le Club Soda veut reconquérir les jeunes

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De son emplacement avenue du Parc au boulevard Saint-Laurent, le Club Soda réussit à tirer son épingle du jeu, mais cherche tout de même à se réinventer pour attirer plus de spectacteurs, surtout des jeunes.

Montréal compte une foule de commerces qui ont su résister au temps malgré les fluctuations économiques et qui s’élèvent au rang d’institution. 24 heures parcourt la métropole pour révéler le secret de longévité de ces vieux de la vieille.

« Quand j’étais tout jeune, je m’imaginais avoir une entreprise comme celle-ci », dit Louis-Armand Bombardier, le propriétaire.

Le pari est réussi pour ce passionné de musique qui fête en cette rentrée les 25 ans de la création de LABE, l’entreprise de développement culturel qui a racheté le Club Soda en 2023.

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« C’est un lieu mythique, une salle avec une configuration parfaite », dit celui qui est aussi copropriétaire du Ministère.

« Ce n’est pas une trop grosse salle pour perdre la magie de la proximité et ce n’est pas une trop petite salle pour en être gêné », rajoute Louis-Armand Bombardier.

Les débuts

L’histoire du Club Soda débute en 1982. Guy Gosselin, André Gagnon et Martin Després transforment alors une salle de réception en cabaret nouveau genre avec des soirées d’humour comme les Lundis des Ha ! Ha ! animées par le groupe Ding et Dong.

La salle déménage en 2000 sur le boulevard Saint-Laurent dans un ancien cinéma des années 20.

Aujourd’hui, le Club Soda propose « des spectacles de musique 70 % du temps et d’humour 20 % du temps », explique Louis-Armand Bombardier qui essaie de diversifier son offre pour attirer le public avec, par exemple, des matchs du Canadien de Montréal.

De gauche à droite, Savia D. Fleury, Louis-Armand Bombardier, Chantal Brunel et Xavier Auclair.

Photo Axel Tardieu 

De gauche à droite, Savia D. Fleury, Louis-Armand Bombardier, Chantal Brunel et Xavier Auclair.

Une autre clientèle

« Avant on pouvait vendre un Club Soda en quatre mois alors qu’aujourd’hui ça peut prendre un an pour remplir la salle. »

La salle fait face à un défi. L’année dernière, le Club Soda a accueilli plus de 80 000 spectateurs, autant qu’avant la pandémie, mais « on a eu des années avec 125 000 personnes ».

L’inflation et l’accès difficile au centre-ville expliquent en partie cette baisse de fréquentation. La clientèle — et ses habitudes — change aussi.

« Des soirées rock à 400 personnes font le même chiffre d’affaires que des soirées rap à 900 personnes », dit le propriétaire qui observe que les jeunes générations consomment moins sur place.

« Avant, il n’y avait pas Netflix et toutes ces choses qui accaparent une partie du budget des gens. »

Si Louis-Armand Bombardier salue la collaboration avec l’administration de la mairesse Soraya Martinez Ferrada, il estime qu’augmenter le nombre d’habitants à Montréal ferait du bien aux salles de spectacle et demande au prochain gouvernement provincial de créer des programmes pour introduire les jeunes à la culture.

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