Les marchés restent calmes face à la hausse du pétrole et à l'inflation

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Les Bourses mondiales restaient calmes lundi face à la hausse du pétrole et au discours offensif du président de la Réserve fédérale Kevin Warsh contre l’inflation.

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Les investisseurs gardent un œil sur la guerre au Moyen-Orient, où les États-Unis ont bombardé l’Iran, et attendent les premiers chiffres de l’inflation en Allemagne pour le mois d’août.

Les premiers échanges de frappes entre les États-Unis et l’Iran depuis un mois ont évidemment fait monter les prix du pétrole, éloignant l’espoir d’une réouverture du détroit d’Ormuz.

Vers 8 h GMT, le pétrole modérait toutefois sa hausse à +1,99 % pour le baril de Brent (89,85 dollars) et +1,73 % pour le WTI américain (84,84 dollars).

Les trois principaux facteurs influençant les marchés lundi sont la géopolitique, la fermeté du président de la Réserve fédérale Kevin Warsh vendredi et les performances des valeurs technologiques.

Kevin Warsh a rappelé que la Fed maintiendrait son objectif d’une inflation à 2 %, contre 3,7 % actuellement, laissant entrevoir un relèvement des taux d’intérêt dès le mois de septembre et non plus en fin d’année.

« Les anticipations d’une hausse de taux de 25 points de base en septembre ont bondi de moins de 40 % à plus de 60 % », rappelle Ipek Ozkardeskaya dans sa note aux clients de Swissquote.

« Une hausse des taux le 16 septembre prochain n’est pas encore une certitude et pourrait être invalidée en cas de progrès suffisant sur le front de l’inflation », tempèrent les analystes de Natixis.

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Des taux élevés

Après le discours de Kevin Warsh, les taux d’intérêt sur le marché obligataire de la dette des États et des entreprises se maintiennent à un niveau élevé.

Vers 8 h GMT, le rendement du Bund allemand à 10 ans affichait quasiment 3,29 % contre 3,28 % vendredi en clôture.

Son équivalent français promettait un rendement de 4,14 % contre 4,12 %, alors que le gouvernement français se réunit en séminaire pour préparer un budget sur fond de dette à 117 % du PIB.

“Le test du jour, c’est l’estimation flash de l’inflation allemande”, rappelle l’analyste Florian Ielpo de la banque suisse Lombard Odier.

« L’inflation espagnole a bondi à 4,3 % contre 3,6 %, et l’inflation française à 2,4 % contre 2,1 % », ajoute-t-il.

Sur le marché monétaire, le discours de Kevin Warsh avait renforcé le dollar vendredi, qui reculait lundi face à l’euro (-0,14 %) à 1,1601 dollar pour un euro.

Sur ce même marché monétaire, le yen japonais restait très faible par rapport au dollar malgré les interventions du Japon et des États-Unis, repassant en dessous de la barre symbolique des 160 à 159,6 yens pour un dollar.

« Un peu peur »

« Kevin Warsh fait (un peu) peur à Wall Street », estiment les analystes d’Aurel BCG.

Lundi, la perspective d’un durcissement de la Fed et l’envolée du pétrole ont secoué les investisseurs en Asie, par ailleurs très sensibles aux fluctuations des valeurs de la tech.

À Séoul, l’indice Kospi n’a progressé que de 0,46 %, à l’image de la faible performance du fabricant de puces SK Hynix (+1,17 %).

En Europe vers 8 h GMT, Francfort reculait franchement avant les premiers chiffres de l’inflation allemande pour le mois d’août (-0,61).

« Dès le début de la semaine, les investisseurs sont confrontés aux mêmes préoccupations qui les agitent depuis plusieurs semaines : les craintes d’une hausse de l’inflation, les questions géopolitiques non résolues et la peur que la Réserve fédérale américaine relève bientôt ses taux d’intérêt », note Jochen Stanzl, de Consorsbank.

“Historiquement, le mois de septembre, qui débute mardi, est le plus faible de l’année pour les marchés boursiers”, ajoute-t-il.

Paris grimpait (+0,17 %), grâce à des achats de titre de TotalEnergies comme à chaque remontée des prix du pétrole (+1,22 %).

L’agence Fitch n’a pas dégradé la note de la dette souveraine de la France, au moment où le gouvernement prépare un budget dans un contexte difficile, et que les partis se mettent en campagne, autant de messages lancés aux marchés hyperattentifs aux programmes des principaux candidats.

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