Le gouvernement du Québec mettra en place des mesures pour soutenir les entreprises et travailleurs touchés par les nouveaux tarifs douaniers américains en vigueur depuis samedi minuit, affirme Christine Fréchette, qui convoque d’urgence son Conseil des ministres ainsi que des cellules de crise.
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La première ministre a réagi samedi matin à l’échec des négociations canado-américaines et l’imposition des nouveaux droits de douane de 50 %.
« L’administration américaine a encore choisi la confrontation. De nouveaux tarifs s’appliquent à nos entreprises et à nos PME, dans toutes les régions du Québec. Ils auront un impact direct sur notre économie et sur les travailleurs québécois », a déclaré Mme Fréchette par voie de communiqué.
Celle-ci réunit samedi matin son Conseil des ministres afin de « mettre en place les mesures nécessaires pour soutenir » les secteurs impactés par les tarifs de 50 %. La première ministre promet aussi de discuter avec Ottawa pour réclamer la mise en place de mesures d’aide fédérales.
Christine Fréchette assure que protéger l’économie québécoise demeure sa priorité et soutient que son gouvernement fera le nécessaire pour défendre les intérêts de la province.
« Le Québec ne restera pas les bras croisés pendant que nos entreprises sont attaquées de plein fouet », affirme la première ministre.
« Notre équipe est mobilisée. Nous traverserons cette période difficile ensemble, avec détermination, et avec une seule priorité en tête, défendre les Québécois », ajoute-t-elle.
Cellules de crise
Par ailleurs, le gouvernement du Québec convoquera à nouveau des cellules de crise pour établir un plan de match face aux nouveaux tarifs douaniers.
Des rencontres sont prévues dès samedi et pourraient se poursuivre au cours de la semaine prochaine.
Ces cellules de crise réuniront des membres du gouvernement ainsi que des acteurs économiques et agricoles.
La première ministre du Québec avait convoqué ces intervenants une première fois quelques jours avant la date butoir initiale du 19 août.
Une première rencontre avait réuni 12 organisations, dont le conseil du Patronat, l’Association de l’aluminium, l’Association forestière ainsi que des représentants des secteurs miniers et de l’acier.
Des représentants de l’Union des producteurs agricoles (UPA) et des producteurs laitiers avaient pour leur part participé à la deuxième cellule de crise.
Christine Fréchette va également rencontrer les chefs des partis d’opposition à l’Assemblée nationale, samedi après-midi.
« Instabilité péquiste et confusion caquiste »
Le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard, a lui aussi réagi à l’échec des négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis.
« L’économie sera ébranlée, il va venter fort, nos entreprises seront touchées durement », a déclaré le politicien sur ses réseaux sociaux.
Ce dernier estime que ses adversaires politiques manquent de « crédibilité » et ne comprennent pas les « réalités économiques actuelles ».
« Ce n’est pas le temps de réélire un gouvernement en fin de régime, qui a été incapable d’avoir du leadership pour bâtir une économie plus résiliente et qui est incapable d’obtenir les informations nécessaires auprès de nos partenaires canadiens dans le cadre des négociations actuelles », clame Charles Milliard.
Plus que jamais, la situation avec les États-Unis s’invite dans la campagne électorale au Québec.
L’économie sera ébranlée, il va venter fort, nos entreprises seront touchées durement.
Les Québécois auront besoin d’un gouvernement et d'un premier ministre qui ont de la…
« L’instabilité péquiste et la confusion caquiste offrent des perspectives dommageables pour le Québec. Nous serons là pour offrir l’expérience et la stabilité », ajoute-t-il.
Ce dernier estime que le Québec doit travailler en collaboration avec Ottawa et les autres provinces afin de mener cette « guerre économique contre la première puissance mondiale ».
« Il faut continuer de défendre les intérêts du Québec au Canada, notamment la gestion de l’offre, l’exception culturelle et la langue. Mais nous devons aussi être au rendez-vous pour notre secteur manufacturier qui vivra des moments difficiles, tout comme notre industrie forestière », soutient le chef libéral.
Charles Milliard assure que Mark Carney peut compter sur son soutien dans cette lutte commerciale. Il estime d’ailleurs que l’approche « tarif pour tarif » proposée par le gouvernement fédéral est « essentielle » pour placer le Canada en position de force dans ses négociations avec les États-Unis.
Changement d’approche
Le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon, affirme pour sa part que la situation actuelle démontre qu’un changement d’approche est de mise.
« Un gouvernement du Parti Québécois ne se contentera pas d’être spectateur et fera tout pour soutenir et se porter à la défense de nos entreprises québécoises », a-t-il écrit sur ses réseaux sociaux.
Celui-ci accuse la CAQ d’avoir mal géré les fonds publics et d’avoir gouverné le Québec à coup de « chèques juteux de plusieurs centaines de millions à des multinationales ».
S’il est élu premier ministre, Paul St-Pierre Plamondon promet de prioriser les PME québécoises « en tout temps ».
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3 days ago
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