Pour renverser le « pire déclin du français » de l’histoire du Québec, un gouvernement péquiste forcerait les jeunes à améliorer leur maîtrise de la langue dans toutes les matières scolaires et se pencherait sur leur choix de langue de conversation entre eux dans les corridors des écoles.
« On est devant une vraie urgence linguistique et on ne peut pas faire confiance à la CAQ et Christine Fréchette », a lancé le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, dimanche, à Québec, en présentant le plan péquiste pour la langue.
En citant plusieurs statistiques, notamment sur le recul du français dans la langue parlée à la maison, la langue maternelle et la langue parlée dans les milieux de travail, le chef péquiste a dit craindre un « point de bascule » dans la métropole.
Pour y remédier, un gouvernement du PQ hausserait les critères de réussite des examens dans l’ensemble des matières, afin notamment que 10 % de la note soit accordée à la qualité du français, peu importe que ce soit en sciences ou en mathématique.
Puis, Paul St-Pierre Plamondon ordonnerait la tenue d’une enquête sur la langue de socialisation des jeunes dans les écoles de Montréal et Laval.
Faisant écho à la préoccupation à ce sujet soulevée récemment par le commissaire à la langue française du Québec, Benoit Dubreuil, PSPP soutient qu’il faut faire la lumière sur la langue de conversation des ados en milieu scolaire.
« Si les francophones se sentent gênés de l’utiliser, n’espérez pas que le français devienne langue commune », a-t-il plaidé.
Ingérence ?
Questionné à savoir si l’État pourrait vraiment intervenir dans les conversations quotidiennes de socialisation des ados, « ce n’est pas sur la table, mais ça dépend de ce qu’on découvre », a laissé planer le chef.
Il s’est ensuite défendu de préparer une ingérence du gouvernement dans la vie des jeunes, en répétant que « ce n’est pas sur la table ».
Le plan du PQ prévoit aussi l’imposition de la loi 101 dans les cégeps du Québec, une position défendue par le parti depuis un bon moment.
L’ultime moyen
Le chef péquiste soutient qu’un gouvernement du PQ inverserait la tendance linguistique dans un premier mandat, mais prévient que seule l’indépendance du Québec assurera la pérennité de la langue.
« Je suis honnête, avec ces mesures, on arrive au bout des outils qu’on peut trouver au Québec [...] Tant que nous ne serons pas un pays, le Canada trouvera un moyen d’affaiblir notre différence », a-t-il indiqué.
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1 week ago
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