Le marché boursier cherche des «distractions» dans un contexte morose

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Les Bourses européennes ont ouvert en hausse mercredi après le recul de la veille, en quête de « distractions » avec les résultats d’entreprises pour échapper à « une humeur loin d’être euphorique », selon les mots des analystes.

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À 8 h GMT, l’indice du CAC 40 progressait timidement (+0,09 %), à peine porté par l’annonce des résultats de plusieurs sociétés comme le constructeur ferroviaire Alstom (+0,92 %). En France, les prix à la consommation ont augmenté de 2,2 % sur un an au mois d’avril, tirés par une forte accélération des prix de l’énergie et en particulier du pétrole.

Londres (+0,71 %), Milan (+0,70 %) et Francfort (+0,71 %) relevaient plus sûrement la tête.

À Francfort, les résultats des entreprises (Deutsche Telekom, Allianz, Siemens, E. ON, RWE et Merck) représentent « à court terme, une distraction bienvenue pour les investisseurs face à un conflit au Proche-Orient toujours laborieux et opaque », relève l’analyste Andreas Lipkow de CMC Markets.

« Les marchés actions mondiaux tentent de progresser légèrement ce matin, mais l’humeur est loin d’être euphorique, l’impasse persistante au Moyen-Orient continuant de peser sur l’appétit pour le risque », ajoute Matt Britzman, analyste du marché des actions pour Hargreaves Lansdown.

La perspective d’un accord rapide entre l’Iran et les États-Unis s’éloigne à l’heure où le président américain Donald Trump s’envole pour la Chine.

L’inflation a été plus forte que prévu aux États-Unis, tirée par l’énergie, le logement, les dépenses courantes.

« Les marchés ont dû composer hier avec un regain de tensions inflationnistes, alimenté à la fois par la hausse des prix de l’énergie et par une inflation américaine légèrement supérieure aux attentes », commentent les analystes de Natixis.

Le pétrole en baisse mais au-dessus des 100 dollars

En légère baisse, les deux références du brut restaient au-dessus du seuil des 100 dollars le baril en raison de la fermeture du détroit d’Ormuz.

À 7 h 45 GMT, le baril de Brent s’échangeait à 106,47 dollars (-1,21 %), et le WTI américain valait 100,85 dollars (-1,30 %).

« Des prix du pétrole plus élevés alimentent la hausse de l’inflation, mais pas seulement. Ils freinent également l’activité économique en augmentant les coûts d’exploitation des entreprises. Pour les ménages, ils réduisent le pouvoir d’achat », souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste senior chez Swissquote.

La tech se reprend à Séoul

Mardi, le coup de froid sur les marchés a même touché les valeurs de la tech, qui ont permis aux marchés boursiers américains de battre des records en ignorant la guerre, l’inflation et le pétrole.

L’indice Nasdaq des valeurs technologiques a reculé (-0,71 %), entraîné par la baisse de certaines valeurs des « sept magnifiques » (qui incluent Alphabet, Amazon ou encore Microsoft).

« Après une hausse de près de 70 % des valeurs liées aux semi-conducteurs depuis la fin mars, de plus en plus d’investisseurs estiment qu’une phase de respiration devenait presque inévitable », selon John Plassard de Cité Gestion.

En Asie, sur des marchés tirés par les valeurs de la tech, l’indice Nikkei a fini en hausse mercredi de 0,84 % à Tokyo tout comme le Kospi à Séoul (+2,63 %) après avoir plongé dans les premiers échanges.

« Samsung rebondit ce matin (à Séoul) grâce à un fort appétit des investisseurs », sur fond d’anticipations d’excellents résultats pour le groupe cette année, relève Ipek Ozkardeskaya, analyste senior chez Swissquote.

Stabilité sur les taux

Sur le marché obligataire, les taux d’intérêt liés aux emprunts des États restaient stables (3,09 % pour le Bund allemand à dix ans, et léger recul pour son équivalent français à 3,72 % contre 3,74 % la veille).

Au Royaume-Uni, les taux ont subitement monté après la défaite du parti travailliste au pouvoir aux élections locales.

« Le rendement à dix ans est juste en deçà de 5,1 %, tandis que le rendement à trente ans reste au-dessus de 5,7 % en début de séance », rappelle Matt Britzman, analyste senior chez Hargreaves Lansdown.

« La crainte est que la pression exercée sur le premier ministre Keir Starmer puisse finir par conduire à une politique budgétaire plus laxiste », détaille-t-il pour expliquer pourquoi les créanciers demandent une « prime de risque ».

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