À quoi ressemble le quotidien d’un descripteur de hockey un jour de match ? 24 heures a assisté au quatrième affrontement entre le Canadien de Montréal et les Hurricanes de la Caroline aux côtés de Félix Séguin, qui décrit les matchs du tricolore en séries éliminatoires à TVA Sports, pour le savoir.
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Pour Félix Séguin, la journée ne commence pas 30 minutes avant la joute.
Dès 10 h 15, le descripteur se rend au Centre Bell pour assister à l’entraînement des deux équipes qui s’affronteront le soir même, ainsi que pour parler aux joueurs et aux entraîneurs.
Dans les heures suivantes, il prend une pause et en profite pour mettre ses notes à jour avant sa réunion de 16 h, où il jette les bases du match à venir.
« Un match de hockey, c’est comme une chute libre : on ne sait pas où on va s’arrêter, mais on a quelques repères. C’est pour ça que mon cerveau roule toujours, toujours, toujours. Est-ce que je suis au courant des joueurs qui vont jouer ? Est-ce que j’ai parlé aux joueurs ? Est-ce que j’en ai fait assez ? », décrit Félix Séguin.
La quantité d’informations se trouvant au bout de ses doigts est impressionnante et est le fruit d’un nombre « incalculable » d’heures de travail. Lorsque le jeu est arrêté, il peut se référer à des pages et des pages de statistiques sur les athlètes qui jouent devant lui si la joute ne lui donne pas assez de matériel pour ses interventions.
Les téléspectateurs commencent à le voir à l’émission d’avant-match dès 19 h, puis à l’entendre pendant le point culminant de la soirée, soit durant le match.
Un rêve d’enfance
Félix Séguin a toujours su qu’il voulait devenir descripteur de hockey.
« C’était un rêve de petit cul, explique-t-il. Je regardais Richard Garneau, je regardais les meilleurs à la télé. Ce métier-là me passionnait. »
L’équation était simple pour lui : en additionnant les communications, la télé et le hockey, le résultat donne « la meilleure job au monde ».
Jouer sans les mises en échec
Décrire les matchs de hockey lui donne par moments « l’impression de jouer ». « Évidemment, sans les coups de bâton, sans les mises en échec et sans suer. J’ai le privilège de transmettre l’information qui est sur la glace aux gens qui regardent à la maison. Je le fais humblement, avec passion. Les gens ne sont pas là pour moi, mais je fais partie de la pièce de théâtre », illustre le descripteur.
Comment Félix Séguin et son acolyte Patrick Lalime réussissent-ils à avoir une aussi bonne cohésion ?
« Entre Patrick et moi, c’est assez simple. Lui, c’est l’analyste et moi, je décris », note-t-il.
Après un mois et demi à suivre le CH, « on développe une belle complicité ». « Surtout durant les séries. Je passe beaucoup plus de temps avec lui qu’avec ma conjointe et mes trois enfants », dit-il.
Est-ce que ça sent la Coupe à Montréal ?
Félix Séguin croit-il que la Coupe Stanley pourrait atterrir à Montréal ?
« J’avais prédit la Coupe Stanley au Canadien avant même le début des séries. J’avais prédit une finale Canadien-Avalanche [du Colorado]. L’Avalanche, on oublie ça, mais le Canadien est toujours dans le coup », soutient-il.
Sa prédiction tient malgré la cuisante défaite du tricolore mercredi soir, qui place l’équipe en déficit 1-3 dans la série contre les Hurricanes.
« J’ai dit Canadien en 7 [contre les Hurricanes], alors je vais conserver ma prédiction. Mais ils font face à une très bonne équipe. Dans le jeu du Canadien, il y a beaucoup de fatigue, un certain manque de concentration après tous ces matchs disputés en séries. Là, on fait face à l’élimination, ça va être tout un défi. Mais je n’abandonne pas et les partisans ne devraient pas abandonner », conclut-il.
— Avec Axel Tardieu, 24 heures
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