Ça ne sentait pas la même chose que d’habitude à Laval-sur-le-Lac pour le tournoi de golf de la Fondation du Canadien pour l’enfance.
Ça ne sentait plus les promesses d’ivrogne, les excuses, l’appel à la patience ou la fausse confiance.
Personne ne disait être optimiste pour la saison en se bouchant le nez, comme le CH nous y a habitués beaucoup trop souvent.
Là, sans verser dans l’arrogance, on a vu une bande de gars qui débordent d’assurance.
Ils n’ont même pas eu à cibler les attentes. Ça se sentait, cette confiance et cette faim. Comme si le CH avait un nouveau parfum.
Il y a seulement Geoff Molson qui est demeuré plus prudent. Mais le but quand on regardait défiler tout le monde, c’est pas mal d’aller jusqu’au bout. La différence avec avant, c’est que ce n’est plus un rêve.
Oui, tout peut virevolter. Après tout, l’équipe était à un but de perdre en première ronde le printemps dernier. Mais tout peut continuer de bien aller aussi.
Une bonne année !
Il faut être de mauvaise foi pour nier que le CH peut aspirer au trophée. Et il faut être beaucoup trop partisan pour croire que les chances que cela se produise sont excellentes. En fait, Montréal fait partie d’une dizaine d’équipes prétendantes.
Le seul qui s’est un peu avancé en parlant de la confiance que l’équipe peut avoir, c’est le nouveau venu, Chris Kreider, qui a souligné que le club devait monter la prochaine marche après avoir atteint la demi-finale.
Nick Suzuki a lancé que « cette année en allait être une bonne » et que l’équipe pouvait battre n’importe qui.
La plupart des joueurs ainsi que la direction ont martelé que les standards étaient élevés.
Les amateurs y gagnent
Ce que je trouve merveilleux, c’est aussi à quel point ce tournoi de golf est plus jouissif que par le passé pour les amateurs.
Je ne veux pas vous faire mal en vous replongeant dans les vieux souvenirs, mais j’ai fouillé dans les archives du Journal pour nos reportages lors des derniers tournois.
En 2018, Max Pacioretty partait. Mais on n’avait d’yeux que pour un nouveau joyau : Jesperi Kotkaniemi. On implorait la patience. Réjean Tremblay titrait dans nos pages : « Payez maintenant, voyez plus tard ».
En 2017, Marc Bergevin soulignait que l’équipe allait être meilleure, surtout en défensive. C’était l’arrivée de Karl Alzner.
En 2015, on pensait qu’on pouvait être compétitif et on misait sur l’arrivée d’Alexander Semin.
En 2011, le boute-en-train Pierre Gauthier se disait modérément optimiste.
Vous voyez. On n’avait pas souvent grand-chose de si emballant.
Là, lundi, on avait un capitaine qui sort d’une saison de 101 points, un gars de 25 ans qui vient de marquer 51 buts, un nouvel ailier gigantesque qui débarque à rabais après huit saisons consécutives de plus de 20 buts, un gars qui coachait des pee-wee
qui signe une prolongation de contrat en devenant l’un des entraîneurs les plus respectés de la ligue, un entraîneur adjoint vainqueur de la Coupe Stanley qui arrive en disant vouloir apprendre... et j’en passe.
Pour vous donner une idée, Phillip Danault, qui parle toujours aux médias parce qu’on l’aime tous, n’a même pas eu besoin de le faire tellement il y avait d’autres trucs intéressants.
Bref, comme disaient les Beach Boys, je ressens de bonnes vibrations.
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1 day ago
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