Le Boeing qatari de Trump retardé à cause d’une glissade gonflable défectueuse

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Le Boeing offert par le Qatar à Donald Trump, qui connaît une mise en fonctionnement laborieuse, a décollé en retard mardi à cause du déploiement inopiné d’un toboggan d’évacuation, dû selon une source proche du dossier à une erreur humaine.

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« Ils sont en train de vérifier le toboggan et je pense qu’il y en a pour quinze minutes », a dit le président américain pendant un bref échange sur le tarmac avec un groupe de journalistes qui l’accompagnent dans un déplacement à Dallas (Texas, sud).

Une source proche du dossier a indiqué à l’AFP que le toboggan avait été « accidentellement déployé » par l’armée de l’air, qui opère « Air Force One ».

Le toboggan d’urgence du nouvel Air Force One est déployé avant le départ du président américain, Donald Trump, pour la convention de mi-mandat du Comité national républicain (RNC), à la base aérienne commune d’Andrews, dans le Maryland, le 9 septembre 2026.

Le toboggan d’urgence du nouvel Air Force One est déployé avant le départ du président américain, Donald Trump, pour la convention de mi-mandat du Comité national républicain (RNC), à la base aérienne commune d’Andrews, dans le Maryland, le 9 septembre 2026. AFP

Le niveau de sécurité de ce nouvel avion présidentiel fait l’objet de questionnements récurrents, qui ont culminé lors d’un rocambolesque incident récent en Turquie.

« Êtes-vous certain que cet avion est sûr ? » lui a demandé un journaliste de l’AFP. « Oui, sinon je ne le prendrais pas », a rétorqué le milliardaire de 80 ans.

À son arrivée à la base aérienne Andrews, proche de Washington, le président américain est resté pendant un temps inhabituellement long à bord de son hélicoptère, avant d’embarquer finalement dans « Air Force One », le nom donné à l’appareil transportant le chef d’État.

Le président américain, Donald Trump, s’adresse aux journalistes avant de monter à bord d’Air Force One le 9 septembre 2026 à la base commune d’Andrews, dans le Maryland.

Le président américain, Donald Trump, s’adresse aux journalistes avant de monter à bord d’Air Force One le 9 septembre 2026 à la base commune d’Andrews, dans le Maryland. Getty Images via AFP

Cela a laissé le temps aux journalistes d’observer un toboggan gonflable déployé de l’autre côté de l’avion et de remarquer que l’ancien avion présidentiel avait été également mis en place sur le tarmac, passerelles sorties.

Sécurité

Le nouvel appareil, peint dans des couleurs choisies par Donald Trump, a finalement décollé pour le Texas, où le président américain doit s’exprimer lors d’une convention républicaine, et tenter de mobiliser ainsi son parti en vue des élections législatives de mi-mandat prévues en novembre.

L’avion qatari s’était trouvé sous le feu des projecteurs en juillet, quand Donald Trump avait décidé à la dernière minute de ne pas le prendre pour quitter le sommet de l’OTAN en Turquie.

Le président américain avait fait mine d’embarquer sur l’ancien Boeing, mais avait ensuite secrètement changé d’avion dans un camion de ravitaillement, pour cause de menaces sur sa sécurité.

Donald Trump a annoncé récemment que des travaux pour renforcer la sécurité du nouvel avion débuteraient en octobre et dureraient plus longtemps que prévu.

Le toboggan d’urgence du nouvel Air Force One est déployé avant le départ du président américain Donald Trump pour la convention de mi-mandat du Comité national républicain (RNC), à la base aérienne commune d’Andrews, dans le Maryland, le 9 septembre 2026.

Le toboggan d’urgence du nouvel Air Force One est déployé avant le départ du président américain Donald Trump pour la convention de mi-mandat du Comité national républicain (RNC), à la base aérienne commune d’Andrews, dans le Maryland, le 9 septembre 2026. AFP

La famille royale qatarie a fait don de ce jet luxueux l’année dernière, après que le dirigeant républicain s’est plaint de l’état des deux anciens exemplaires d’Air Force One, en service depuis 1990.

Ce cadeau, évalué à plusieurs centaines de millions de dollars, a soulevé des questions éthiques et constitutionnelles majeures concernant les cadeaux qu’un président peut recevoir de l’étranger.

Le nouvel avion a déjà été réaménagé par l’armée.

Il doit être utilisé en attendant que deux nouveaux Boeing soient livrés dans les prochaines années.

Donald Trump a signalé qu’il entendait garder cet avion qatari pour son futur musée présidentiel.

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